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L'actualité de bébé

La blogeuse en mousse


Ce soir c’est un article un peu spécial que je rédige. Mi confessions, mi coups de gueule, je vous parle de mon expertience blogesque et de ma vision de la blogosphere. Pas de mise en page, pas de chichi , c’est brut de décoffrage !
Vous savez quoi ?

 J’ai un blog depuis que je suis au collège ge. Vous vous souvenez de skyblog ? Et bien j’en ai 3 qui sont toujours en ligne (non je ne vous donnerais pas l’adresse lol). J’y racontais un peu ma vie, j’y mettais des textes que j’aimais bien et des photos montage de moi par moi. Le truc d’ado quoi. Mes amis en avaient un aussi pour la plupart et mon audience c’était tait eux en grande partie. J’ai arrêté  d’y écrire crire vers 20 ans je dirais . Donc de 14 à 20 ans. Puis 2 ans plus tard j’ai commencé à travailler sur mon projet d’e-commerce pendant mon stage de fin d’étude tude. J’ai réouvert un blog pour commencer à  me faire connaitre en rédigeant des articles sur le monde de la puériculture et la petite enfance. Mon blog je le voulais professionnel dès  le départ . J’ai ouvert un wordpress avec nom de domaine et tout le tralala. Un design plus que réfléchi  grâce à des gens compétent tent dans mon entourage. Il y a eu la page Facebook dans le même temps. J’y ai parlé  de mon projet, ai fais participer les lecteurs à mon étude  de marché . Puis mon, E-commerce à ouvert quelques mois plus tard. Mon blog était  donc vraiment lié à mon activité.  J’y parlais de mes produits mais aussi de sujets plus généraux sur la parentalité .

Être  chef d’entreprise c’est un tout petit peu chronophage , on est sur tous les fronts. J’ai quand même commencé à  suivre d’autres blogs parentaux, de mamans. J’aimais suivre leurs grossesses et leurs débuts  dans cette nouvelle vie de maman. J’ai eu mon profil Facebook pro avec des contacts que je suivais, ou pas. Puis le tourbillons de la vie a fait que j’ai un peu lâché la veille , eu moins le temps d’écrire  . En commençant les essais bébé  j’ai eu de nouveau envie d’écrire  mais de manière plus personnelle. Je voulais pouvoir raconter ma vie et suivre d’autres futures mamans comme moi. Je voulais redevenir anonyme pour commenter et m’exprimer librement sans être référencé sur google via mon nom. J’ai alimenté maman-gère sur overblog toute ma grossesse et les 18 premiers mois du litchi . Avant ca j’y ai déjà  parlé  de ma première grossesse et sa fausse couche tardive avec moultes complications . Très peu de lecteurs sur ce blog. Enfin je dis ca mais j’en sais rien, j’ai jamais mis en place de statistiques ! C’était mon journal intime comme mes skyblog. J’ai pour projet de reprendre mes articles pour les imprimer en souvenir.

Pour en revenir à  ce blog, baby’mat . Je lai repris en main en milieu de grossesse en publiant quelques articles . J’ai fermé mon e-commerce en juin 2015 et me suis dit que le blog garderait le lien de cette aventure entrepreneuriale. Vers les 3 mois de ma fille j’ai ouvert une chaine YouTube , elle est pas très développée car le montage vidéo me prend encore plus de temps qu’un article …

En septembre 2016 je me suis dit qu’il fallait relancer mon blog et sa page Facebook . Ça  fait bientôt 1 ans que je « travaille » pour les animer et les faire croitre afin de trouver un but à  tout ce temps investi depuis des années.

Ça  fait un moment que je ne consulte plus ou presque plus les autres blogs. Je vais tous les 36 du mois sur hellocoton et ca fait plus de 2 ans que je n’ai pas cherché à suivre d’autres blogs. Au contraire, j’en supprime a chaque fois que j’y retourne.

Depuis la naissance de ma fille c’est sur Instagram que je suis la plus active et que je vais suivre l’actualité de mes « copinautes » ou des parfaits inconnus qui ne connaissent probablement pas mon existence . Le truc c’est que c’est sur Instagram que j’ai le moins de followers, c’est con ca !

Depuis 1 ans je cherche des partenariats , je commence à  me renseigner sur le marketing digital , le pouvoir et le fonctionnement des réseaux sociaux. Croyez le ou non, j’ai découvert il y a quelques mois le principe de l’affiliation, des agences de communication, des groupes d’entre aide etc . C’est étonnant  , mon audience décolle depuis que je commence à  comprendre comment ca marche ! Bon il faut avouer que les belles communautés  sur Facebook que j’ai créée  ou alimenté depuis presque 1 ans , y sont pour beaucoup dans le succès  grandissant du blog.

Et dernière  nouveauté , j’essaie de créer  du lien , du vrai avec des contacts que j’ai depuis des années  sans leur avoir parlé  jusque là .

En fait, pourquoi j’écris cet article ce soir ? 

Ça  fait 5 ans que j’ai ce blog, au moins 13 ans que je rédige sur des blogs et je me rend compte maintenant, en 2017 que j’ai probablement rien compris jusque là à  la blogosphère.

Je suis jamais au courant des potins, c’est toujours après  coup quand tout à disparu et qu’il ne reste que les « on dit  » que j’ai ouî dire d’une histoire et encore , à demi mot. 

Je surprend TOUJOURS les gens , aussi bien lecteurs que d’autres blogueuses quand je dis le temps passé pour un article ( entre 3 et 5 h en moyenne).

J’ai l’impression d’être une blonde quand je découvre un simple bon plan style plateforme de mise en relation blogueur/marque. Me parlez même  pas des « events »,  j’ai toujours pas compris comment on y est invitée  …

J’ai l’impression de sortir de chez les bisounours. Ou bien d’être  une amish débarquant à  new York. J’arrive et je me rend compte que tout le monde est déjà là  et que je suis une toute , toute petite blogueuse .

J’ai plus envie de suivre la vie d’inconnus , de raconter la mienne . On est des gens normaux , qui ca intéresse ? Moi j’ai envie de vous partager ce que je sais , la passion qui m’anime depuis toujours , mon retour d’expérience, mes trouvailles bonnes ou mauvaises. Et j’ai envie de lire ca chez les autres aussi. Mais pas les mères  parfaites,surtout pas. Je déteste les donneuses de leçons,  celles qui pensent tout connaitre car elles ont eu un bébé et ont ouvert 3 livres. Mais alors les pires, ce sont les personnes malhonnêtes. Celles qui prennent les lecteurs pour des pigeons (et les marques aussi). Mais vous les connaissez sans doute. Ces personnes , ces pages , ces sites qui envoient du rêve avec des supers concours , qui cultivent le buzz (bon ou mauvais) : les putaclics on les appelle. Et moi la première, parfois je clique. Sauf que quand on sait, quand on constate que derrière il n’y a rien , que du vent , du copier / coller , du repartage sans source et autres joyeuses techniques pour faire de l’audience en utilisant les failles du système , c’est à  vomir. Moi ca me dégoûte car je voie mon implication et le résultat , le leur et je me dis merde. C’est pas de la jalousie, oui j’aimerais avoir une audience qui me permette d’avoir des belles opportunités et même de vivre de ma passion chronophage mais pas à ce prix la. J’aime pouvoir me regarder dans le miroir chaque jour et être fiers de ce que je suis.

Je suis sur le net comme je suis dans la vie : une jeune femme sauvage qui a beaucoup à  offrir si on lui tend la main et vient vers elle.

J’ai vraiment envie de réussir ma reconversion professionnelle en transformant le temps passé à écrire , produire du contenu , gérer une communauté,  faire de la veille bénévolement en un métier lucratif. La route est encore longue mais j’avance petit a petit.

Voilà , c’était  mon humeur du soir, sur ma tablette , quand tout le monde dort …

Shopping list derniers jours de soldes chez Tape à L’oeil

Je ne suis pas du tout une blogueuse mode mais j’aime bien habiller ma fille. On nous a passé pas mal de vêtements jusqu’au 18 mois mais j’ai quand même pris plaisir à compléter avec du neuf ou de l’occasion pour chaque taille afin de l’habiller comme j’en avais envie. Puis là depuis le 18 mois encore plus avec le 2ans, je dois tout acheter.  J’ai du m’équiper avant les soldes puisqu’on partait en Grèce donc il nous fallait les tenues d’été pour début Juin sinon avec la météo du nord elle risquait de pas trop en profiter ! Puis j’ai presque résisté car j’ai acheté des petites choses chez H&M il y a 15j et chez Tape à l’oeil ce matin. Du coup, la shopping list du jour sera chez TAO. Cet article n’est absolument pas sponsorisé ou en partenariat avec TAO je précise !

Alors avant de commencer il y a un intrus dans ma shopping list puisque le petit maillot jaune vient de chez Obaibi. Je vous parlais de ma sélection été et de ma shopping list kiabi avant de partir mais finalement, le maillot pas cher de chez Kiabi un peu trop grand ne me satisfait pas complètement. Il baille et le sable s’est incrusté dedans, il s’abimera vite je pense. Du coup j’ai pris un maillot une pièce qui fera pour la piscine aux bébés plouf cette année car en extérieur, je préfère lui mettre le top anti-uv et donc un maillot culotte. En tout cas il lui va nickel alors que c’est du 2 ans (la culotte kiabi est grande alors que c’est du 18mois). La matière est toute douce, je suis bien contente de l’avoir trouvé, il était dans les 6€. Bon par contre il n’est pas du tout anti-fuite, c’est un maillot normal mais je vous ai déjà dit que ça ne nous stressait plus du tout.

J’ai pris un sweat au rayon garçon, le bleu marine avec US. C’est un 2 ans qui taille bien grand car ça lui fait des épaules bien carré mais bon, il ira bien avec les pantalons H&M que j’ai pris la dernière fois et il tiendra plus longtemps que les autres du coup ^^.

Un sweat à froufou beige qui ressemble à celui

Un haut en lin. Il est tout doux, en matière assez transparente est un dos échancré avec des bretelles croisés. C’est original, ça fait grande fille !

Un haut vieux rose , uni que je pourrais lui mettre même en automne avec un body ou tee shirt ML blanc par exemple.

Un haut jaune et blanc léger mais qui pourra aussi se mettre avec un body ou tee shirt ML blanc je pense.

Deux paires de collants, une en vieux rose qui va bien avec le haut de la même couleur et une paire rouge orangé qui me met le doute car en regardant son placard, pas sure de pouvoir bien l’accorder … je me laisse le temps de la réflexion lol.

Le tout était à -50 ou -60% chez TAO, ça m’a couté 34.53€en comptant 3€ de renouvellement de carte (je viens de voir ça) . Il manquera pour la rentrée des tee shirt ML et blouses/tuniques car j’adore lui en mettre et j’en ai pas trouvé dans les soldes. Elle a quand même quelques pièces en 2 ans pour quand il fait moche dans le Nord (souvent quoi) mais je compléterai. Il me faut du uni en priorité car j’ai pris des pantalon style jegging chez H&M qui ont des motifs et j’ai surtout des hauts avec des motifs ou dessin donc difficile à mettre ensemble.

On notera le petit pincement au coeur, j’ai tout pris au rayon enfant et plus chez les bébés même s’il ont du « 23mois », je me suis dit que ce serait peut être un poil plus grand. Sauf les collants car ma fille a des minis pieds !

Sur ce, en cherchant des visuels et liens pour illustrer l’article j’ai bien peur de craquer sur le site 😀 . Alors ma sélection vous plait ? Vous aussi vous aimez TAO ?

Découverte sensorielle : la caisse à perles d’eau

Aujourd’hui j’aimerais vous parler d’une activité de découverte sensorielle simple à mettre en place et qui a beaucoup de succès à la maison : la caisse à perles d’eau.

Je vous ai déjà parlé des perles d’eau sur ma page facebook mais je ne m’étais pas encore lancé dans un article.  Les perles d’eau ce sont des billes de gel qu’on utilise habituellement pour remplacer l’eau dans un vase avec des fleurs coupés. En fait, on fait tremper les perles dans une certaines quantité d’eau, elles vont se gonfler au contact de l’eau puis s’évaporer peu à peau tout en rendant l’eau qu’elles ont absorbés. C’est beau, ça sert en déco mais pas que. On voit de plus en plus sur la toile : blog, pinterest, facebook, des mamans (des papas, des ass mat etc) se servant des perles d’eau comme outil lors d’une activité sensorielle ou de transvasement.

Un jour en faisant les courses, je suis tombé sur une boite avec des perles d’eau déjà toutes gonflés et je me suis laissé tenté. Mon Litchi avait plus d’un an mais je ne me souviens plus exactement quand. En tout cas elle commençait la période « transvasement » et je l’ai donc laissé transvaser les perles d’un récipient à un autre. Ces perles d’eau sont intéressantes à manipuler car c’est à la fois mouillé, mou, un peu gluant, ça rebondi. Bref, pleins de sensations qu’on a pas l’habitude de ressentir au quotidien, du moins, pas en même temps.

Quelques mois plus tard, au vue de la passion de mon Litchi pour les perles d’eau, j’ai acheté un sachet avec pleinnnnnnnn de perles d’eau de couleurs différentes. Je les ai prise sur Wish mais on trouve l’équivalent sur amazon pour quelques euros, ici par exemple avec 1000 perles d’eau Puis j’ai pris une caisse avec un couvercle qu’on puisse fermer hermétiquement (sistema 49 x 32 x 14 cm). Je recouvre d’eau, même quand les billes sont gonflés car je trouve ça plus sympa.

Et qu’es qu’on fait une fois qu’on a la caisse pleine d’eau et de perles d’eau ? Et bien on place la caisse sur une serviette si on est à l’intérieur (et même à l’extérieur) et on invite son enfant à découvrir par lui même les sensations avec ses mains, ses pieds mais pas sa bouche ! Bien surveiller que l’enfant ne mette pas en bouche les perles d’eau car ce sont des produits chimiques.

Mon Litchi s’est longtemps amusé simplement en touchant les perles avec ses mains. Moi aussi d’ailleurs car je trouve ça très relaxant de tremper ses mains et bouger, malaxer sans réflechir. Puis récemment elle a découvert qu’elle pouvait aller dans la caisse pieds nues. Grande découverte ! Depuis elle réclame à chaque fois « pied » quand elle voie la caisse. Elle me fait penser aux enfants (et adultes) qui pressaient le raisin dans les tonneaux quand elle joue en marchant dans la caisse pleine de perles d’eau.

Puis on peut également se servir de la caisse et des perles d’eau pour transvaser. je lui met à disposition quelques outils et d’autres récipients puis elle transvase avec ses mains, un gobelet, un bouchon, un écumoire. J’adore le rendu quand il y a des perles d’eau dans sa baignoire shantala (avec de l’eau). On peut récupérer les perles avec l’écumoire en fin d’atelier et tout remettre dans la caisse.

Voilà donc ce qu’on peut faire avec une caisse, des perles d’eau, de l’eau et quelques accessoires. Mon Litchi adore et me réclame à jouer avec casi tous les jours ! J’ai cette caisse depuis 2/3 mois je dirais et les perles tiennent bien. J’en ai acheté des plus grosses en même temps et celles là par contre ne tiennent pas bien, dès qu’on les presse elles se cassent en 1000 morceaux. Là elles sont assez petites et plutôt solide. Je ne peux pas vous garantir la qualité de celles que je vous ai mis en lien mais au vue du prix, si c’est pas terrible n’hésitez pas à tester une autre marque. On peut recycler les perles à leur premier usage : en décoration.

Alors, vous avez ou allez tester à la maison ? 

La motricité libre c’est quoi ? Pikler, Forestier et … Baby’mat

Comment définir la motricité libre à travers l’approche de Pikler, Forestier et Baby’mat (ma version quoi).

http://www.pikler.fr/

Bonjour, si vous avez l’habitude de me lire vous savez qu’on applique les principes de la motricité libre à la maison et plus encore puisque j’anime et gère les groupes facebook Motricité libre de l’enfant et Espace de jeux et motricité libre. En Septembre j’étais l’invité de la Maison des maternelles (mon article ici et le replay ici ) pour parler motricité libre et premiers pas de bébé et désormais, je suis la responsable du projet motricité libre de ma ville. A partir de la rentrée, je vais reprendre des ateliers de motricité libre dans diverses structures, je suis diplômée monitrice baby-gym depuis que j’ai 17 ans  donc j’anime des ateliers depuis 10 ans ! Bref la motricité des tout petits c’est mon dada depuis toujours. Mon premier article sur le blog qui aborde le sujet de la motricité libre date de Juin 2012:  La motricité libre pour un bon développement moteur et depuis j’en ai écrit bien d’autres qui sont tous répertoriés dans la catégorie Motricité libre de mon blog. C’est bien tout ça mais en fait je n’ai jamais pris le temps de définir la motricité libre réellement. Comme je constate que beaucoup de gens mettent tout et n’importe quoi derrière ce concept de la motricité libre, je me suis dit qu’il était temps de vous donner ma propre définition, inspirée de mes lectures et mon expérience.

Dans un premier temps on va parler des fondements de la motricité libre, puis de son évolution en quelque sorte et pour finir, j’y ajouterai mon grain de sel.

L’approche Piklérienne

http://www.pikler.fr/

C’est la pédiatre Hongroise Emmi Pikler qui a développé le concept de la motricité libre durant toute sa vie professionnelle. Elle a d’abord travaillé comme pédiatre de ville puis a fondé en 1946 la pouponnière Loczy dans laquelle elle applique les principes de la motricité libre et continue à développer ses travaux autour du développement moteur de l’enfant.

Son constat : L’enfant peut franchir toutes les étapes de son développement moteur seul, sans apprentissage de la part d’un adulte si on lui permet de faire ses propres expériences corporelles dans un cadre sécurisant et adapté.

Ainsi, le rôle de l’accompagnateur est d’apporter une sécurité matérielle et affective mais il ne doit pas intervenir sur l’enfant en lui proposant, lui imposant une posture qu’il n’a pas encore découvert seul et donc, qu’il n’est pas encore prêt à adopter. Ce serait lui enlever la joie de découvrir par lui même ses propres capacités. Une motricité libre favorise la confiance en soi et la maîtrise de son corps.

L’importance est donnée au rythme, chaque enfant découvre à son rythme les différentes étapes de sa motricité. Il est noté que l’enfant les découvre dans un ordre établi mais on peut quand même un peu nuancer en disant que chaque être est unique et l’essentiel est que l’enfant passe par toutes les étapes, même si elles sont un peu dans le désordre. Il y a quand même des étapes qui se suivent dans un ordre logique.

http://www.pikler.fr/

Emmi Pikler note l’importance d’avoir 3 espaces de vie distinct mais qui s’alimentent entre eux. On retrouve ces informations sur le site de l’association Pikler Loczy : aire des soins corporels, aire d’exercice et d’activité et aire de repos et de sommeil.

L’aire qui m’intéresse le plus est l’aire d’exercice et d’activité qui correspond à l’espace de jeux et de motricité. J’aime la petite définition de l’association donc je vous la partage :

Espace de jeu et d’activité libre dans laquelle l’adulte n’intervient pas directement mais qu’il prend soin d’organiser de façon à assurer sa permanence quotidienne et la sécurité du bébé. Le cadre de cet espace, sa dimension, ses limites, son contenu étant pensés en fonction du développement du bébé, de ses goûts et intérêts.

E.Pikler

https://www.devlinderhoutenspeelgoed.nl/

En plus de l’espace de jeux, du choix du matériel et de son organisation dans l’espace, on peut ajouter le choix des vêtements pour l’enfant. Le laisser se mouvoir librement sous entend le vêtir avec des vêtements suffisamment fluides, amples et agréables pour qu’il puisse bouger correctement. Par exemple, les robes, les jeans, les chaussures rigides ne permettent pas à l’enfant de bouger avec aisance.

Pikler et Montessori

On peut penser que la motricité libre va de paire avec la pensée et la pédagogie Montessori. C’est assez juste surtout quand on regarde les trois piliers de la pédagogie Montessori : la liberté de choisir, la possibilité pour l’enfant d’être autonome afin d’agir par lui même et l’apprentissage par l’expérience. Maria Montessori (1870) et Emmi Pikler(1920) ont vécu à peu près à la même époque, Pikler étant plus contemporaine que Montessori mais elles ont bien pu se croiser du moins prendre connaissance de leurs travaux respectifs. Bref, comment les distingue t-on ? Pikler s’intéresse d’avantage à la petite enfance et au développement moteur global de l’enfant, de la naissance à la marche alors que Maria Montessori s’intéresse plus aux découvertes sensorielles, à la motricité fine et aux apprentissages scolaires : lecture, écriture etc. Bon je vous fais un résumé mais je pense qu’on peut les distinguer plus facilement ainsi. Pour moi leurs travaux se croisent et se suivent même si on peut constater quelques points de divergences. J’ai noté cet article Regards croisés sur l’Enfant (Pikler/Montessori) et celui ci, Emmi Pikler : contemporaine de Maria Montessoripour les 0-3 ans.

Pour terminer avec Emmi Pikler, je pense que son approche est très adaptée aux structures d’accueil petite enfance comme les crèches. Les formations sont d’ailleurs complètement axés vers les professions de la petite enfance et l’accueil en collectivité. C’est un but vers lequel tendre à la maison mais qui peut être compliqué car l’affect, les croyances, l’entourage entrent en jeux donc en tant que parent on à tendance a intervenir plus sur l’enfant et on n’a pas forcément les moyens d’aménager l’espace de vie comme elle le recommande.

L’approche Forestier

http://michele-forestier.fr/

Revenons à la motricité libre, beaucoup plus récemment, une autre professionnelle de santé (décidément, toujours des femmes 😀 ), s’est intéressée aux principes de la motricité libre et au développement moteur de l’enfant. C’est Michèle Forestier, une kinésithérapeute spécialisée dans la rééducation des bébés présentant des retards de développement. C’est une française, actuellement en poste et que j’ai eu plaisir de rencontrer lors de l’émission de la maison des maternelles. Elle est l’auteure du livre De la naissance aux premiers pas, éditions Erès. C’est LE livre que je conseille. Alors oui il n’est pas donné mais il est très intéressant car il explique les principes de la motricité libre et aide les parents à repérer une difficulté et comment accompagner l’enfant pour la dépasser. C’est assez déculpabilisant car même si on n’en a pas appliqué les principes dès la naissance, on peut rattraper, corriger ses erreurs et adapter la pratique de la motricité avec un enfant ayant des particularités, un retard moteur par exemple. Ce qui manque dans son livre c’est les difficultés rencontrées avec un bébé ayant un RGO (reflux gastro œsophagien ) ou un BABI (bébé aux besoins intenses). Pour les bébés RGO comme j’ai connu ça et que j’ai pu en discuter un peu avec elle, j’ai rédigé un article que l’on retrouve ici : Comment pratiquer une motricité libre avec un bébé RGO.

http://michele-forestier.fr/

Qu’apporte Michèle Forestier aux travaux d’Emmi Pikler ?

En fait, de par son métier Michèle Forestier est plus interventionniste. Là où je la rejoins c’est qu’elle explique que si on intervient en allant dans le sens du mouvement naturel et inné de l’enfant, on entrave pas sa motricité.  On peut guider, accompagner l’enfant qui est en cours d’acquisition sur le retournement par exemple, à trouver le chemin vers la solution et ainsi lui éviter une certaine frustration due à l’échec. La frustration est importante pour la construction de soi mais pour un tout petit bébé ça reste quand même compliqué à gérer.

Installer un enfant dans une position qu’il n’a pas acquis seul peut entraîner des blocages et un retard dans son développement. Outre la notion de plaisir de découvrir seul, Michèle Forestier appuie sur le fait qu’un enfant à qui on impose par exemple la position assise avant de s’y mettre seul peut le bloquer dans son développement moteur. Il est dans une position statique qui n’a que peu d’intérêt pour lui, ça va lui causer une sur stimulation de muscles qui ne devraient pas l’être et ainsi créer des tensions et des blocages. Idem avec l’utilisation du trotteur pour la marche, l’utilisation d’un trotteur est inutile voire dangereux et n’apprend pas à l’enfant à marcher, au contraire. J’en parlais déjà ici. C’est au sol que l’enfant construit sa motricité, à partir du plat dos et du plat ventre.

Là où l’adulte va intervenir c’est pour apprendre à l’enfant à gérer une situation à risque afin qu’il puisse en sortir de manière autonome. On ne va pas apprendre à l’enfant à monter sur le canapé, ça il va très bien trouver tout seul. Par contre, c’est important de l’accompagner pour lui montrer comment redescendre de manière sécuritaire c’est à dire en se tournant à plat ventre et en envoyant les jambes en premier vers le sol. L’idée c’est que si pour x ou y raison, votre enfant se met dans une situation dangereuse et que vous n’êtes pas présent, il peut au moins s’en sortir sans trop risquer de se faire mal. Soyons honnête, même si on les surveille et qu’on leur interdit certaines choses, il suffit d’avoir le dos tourné pour retrouver son charmant enfant debout sur la table basse ou en train de monter les escaliers …

Se mouvoir en liberté dès le premier âge. Pikler

Concernant la gestion d’une situation à risque, vous constaterez avec le schéma que je viens de partager que Pikler en parlait également mais j’ai du mal à trouver plus d’informations sur le sujet !

Par contre l’apport que fait Michèle Forestier et c’est l’une des grosses différences entre les deux approches, c’est qu’elle rappelle l’importance du plat ventre. Dans notre société actuelle,avec la prévention contre la mort subite du nourrisson, on à tendance a ne plus du tout laisser ou mettre bébé à plat ventre. Hors c’est une position très bénéfique et importante pour bien des raisons. J’en parlais déjà sur mon article sur le RGO et mon passage dans l’émission des maternelles donc je ne vais pas m’étendre sur le sujet mais citons entre autre que c’est une bonne prévention de la plagiocéphalie (tête plate), que ça favorise la digestion et que ça prépare à la position assise. Proposé sur des temps d’éveil et court,( et plus si l’enfant apprécie) le plat ventre dès les premiers jours de vie est important et je rejoins tout à fait Michèle Forestier.

L’approche de Michèle Forestier est vraiment centrée sur le développement moteur du bébé de la naissance à la marche. Elle explique les erreurs à éviter, le matériel déconseillé en expliquant pourquoi et donne des clefs pour résoudre certaines difficultés.

Ce que j’en dis moi de la motricité libre

Il y a donc ces deux approches. De mon côté je suis d’abord influencée par Michèle Forestier car j’ai commencé par lire ses travaux. Au fur et à mesure j’en viens à être plus curieuse concernant les travaux d’Emmi Pikler et c’est intéressant d’aller à la source ! Quoi qu’il en soit, j’ai constaté en étudiant les principes de la motricité libre que j’en appliquais déjà en grande partie. Par contre je suis du genre à piocher des informations à droite à gauche, tout mélanger pour en faire une recette qui me correspond en y ajoutant mon grain de sel. Ainsi, j’essaie de rester ouverte et bienveillante et j’aimerais vous partager mon point de vue.

On peut stimuler mais pas sur stimuler, proposer mais pas imposer.

Difficile pour moi de ne pas du tout intervenir autrement qu’avec des mots et une présence bienveillante (ce qui est l’idéal comme je l’ai expliqué précédemment). L’objectif est d’aménager l’espace pour que l’enfant puisse découvrir seul mais si vous souhaitez intervenir pour éviter une certaine frustration, faites le en accompagnant le mouvement naturel de l’enfant et proposez, n’imposez jamais. Pensez à accompagner bébé pour qu’il retrouve sa position de confort, de sécurité qui est celle de base, à plat dos.

Cf ma vidéo sur le retournement: Comment aider bébé à se retourner.

S’adapter à son mode de vie et à son bébé.

Globber my free

Adaptez les principes de la motricité libre à votre mode de vie, vos choix éducatifs. Toute votre vie ne doit pas être régie par la motricité libre. Ne vous empêchez pas d’acheter un porteur évolutif si ça vous fait plaisir d’aller vous balader avec votre bébé mais qu’il ne sait pas encore grimper seul dessus (au hasard, la globber ^^). Oui c’est mieux qu’il sache monter seul sur son jouet, mais ce n’est pas grave si vous l’accompagnez pour jouer avec lui autrement.  Ne vous empêchez pas d’aller au restaurant ou faire les magasins sous peine qu’il faut que votre enfant puisse bouger librement tout le temps. Non, la motricité libre c’est bien mais ne vous oubliez pas pour autant. Pendant le repas, l’enfant est à table, il mange, il n’est pas en train de développer sa motricité. Oui vous pouvez appliquer les principes de la motricité libre au repas en favorisant son autonomie par exemple mais pas forcément en lui donnant à manger par terre pour qu’il puisse manger et faire sa gym en même temps … De même que la nuit, il dort. Ce n’est pas grave s’il est dans un lit à barreaux parce que vous n’êtes pas à l’aise avec le lit au sol dès tout petit.

Adaptez vous non seulement à votre mode de vie mais aussi à votre bébé. Maman d’un bébé RGO, je n’ai pas pu appliquer les principes de la motricité libre les 6/8 premiers mois de mon bébé tout simplement parce qu’elle ne supportait pas d’être allongée sur le dos. Donc oui j’ai utilisé un transat, un coussin de maternité etc pour l’incliner notamment après un repas puis je l’ai accompagné vers la position assise avant qu’elle ne sache le faire seule car elle pouvait jouer plus confortablement ainsi sans être gênée par ses remontées.

Utiliser le matériel et les jeux de manière raisonnée

http://www.hoptoys.fr/

Deux produits de puériculture dont les gens pensent qu’ils sont proscrits en motricité libre : le transat et le parc. Et bien oui et non, on préfère dire de ne pas les utiliser du tout simplement pour que les parents les utilisent de manière raisonnée. Le transat sert uniquement pour la digestion ou un temps calme par exemple, pas pour une grande phase d’éveil puisqu’il est bloqué dedans. Idem pour le parc, dans la pouponnière Loczy les différents espaces étaient séparés par des barrières car il fallait délimiter des espaces pour garantir la sécurité de tous les enfants. Si vous avez des animaux ou plusieurs enfants et que votre logement ne s’y prête pas, utiliser un parc de temps en temps quand vous ne pouvez pas surveiller votre enfant, ce n’est pas un drame 😉 . J’en parle dans mon article La vie sans parc.

Institu Loczy

Lâcher du leste

N’empêchons pas notre enfant de voir ses grand parents ou un autre proche seulement parce que celui-ci n’est pas adepte de la motricité libre à 100% même si vous lui avez expliqué les bénéfices etc. Si quand vous le voyez 3h tous les 36 du mois il a envie de faire marcher votre petit qui se met déjà debout seul. C’est pas très grave, lâchez du leste 😉 . Bon par contre vous pouvez expliquer à papi comment se placer correctement pour pas qu’il ne se fasse mal au dos (argument choc) et qu’il déboîte l’épaule de votre enfant : en se plaçant derrière lui, à genoux ou accroupi et en tendant ses bras pour que bébé prenne appuie sur ses bras et non en étant suspendu par en l’air.

On fixe des limites et on respecte les autres

https://www.pommedapi.com/parents/education-bienveillante/education-comment-affirmer-son-autorite-avec-bienveillance

La motricité libre ne veut pas dire pas de limite, j’aime bien dire, la motricité libre s’arrête la où la sécurité commence et là ou la liberté d’autrui commence également. En voiture on attache son enfant dans un siège auto adapté, on ne va pas le laisser bouger librement en conduisant juste parce qu’il n’aime pas être attaché … (cf sécurange).On ne va pas non plus le laisser courir partout et toucher à tout dans un magasin sous couvert de la motricité libre. Respect et sécurité. Un enfant en motricité libre reste un enfant qu’on éduque, avec bienveillance oui c’est mieux mais qu’on éduque quand même 😉 . Ok c’est rigolo de voir votre enfant grimper sur la table ou autre mais non ce n’est pas vraiment une bonne idée. Chacun fixe ses propres limites mais doit aussi accepter que chez les autres, les limites peuvent être différentes et on doit s’y adapter également.

La bienveillance et la communication

https://bougribouillons.fr/

L’éducation bienveillante et la communication non violente font en fait partie intégrante de toute cette réflexion sur la petite enfance.

Être bienveillant, c’est porter sur autrui un regard aimant, compréhensif, sans jugement, en souhaitant qu’il se sente bien et en y veillant.

Catherine Gueguen, Pour une enfance heureuse

Son livre s’appui sur les neurosciences et explique que les effets de la bienveillance sont visibles dans le cerveau même de l’enfant avec la sécrétion de molécules telles que l’ocytocine.

Notre façon de communiquer avec notre enfant, de nous exprimer est une des clefs pour appliquer « correctement » les principes de la motricité libre. Dire  » attention mon chéri tu PEUX tomber de cette chaise, maman a peur et préfère rester derrière toi » est bien plus constructif que de se précipiter en manipulant son enfant tout en ajoutant « attention tu VAS tomber là gros malin ! ». Pour aller plus loin, je vous conseille le livre (et encore mieux, les ateliers) de Faber et Mazlish Parler pour que les enfants écoutent et écouter pour que les enfants parlent.

Ne pas hésiter à encourager, rassurer, féliciter son enfant avec des mots. Pour moi (pour Pikler et Forestier également) le rôle de l’accompagnateur il est surtout dans la présence affective et verbale. C’est un tout et c’est important de le rappeler. Poser son enfant sur un tapis au sol et l’oublier dans un coin ce n’est pas de la motricité libre. C’est pareil que de le laisser dans son parc ou son transat livré à lui même et ça porte un nom : c’est de la négligence.

Je ne peux pas parler d’éducation bienveillante et CNV sans parler d‘Isabelle Filliozat mais comme elle a une belle bibliographie à son actif, difficile de n’en conseiller qu’un ! Puis retrouvez l’article rédigé par Lily sur le blog : Qu’es-ce que je fais quand mon enfant se met en colère.

Accepter de passer à autre chose

Il y a un moment où la motricité libre s’arrête en fait. Quand vous emmenez votre enfant de 6 ans à la gym, au cirque ou à la danse, il y va pour apprendre de nouvelle acquisitions motrices (pas que mais en bonne partie quand même). Il n’y va pas, pour faire ce qu’il veut, comme il veut, quand il veut. Pas toute la motricité est innée, on fait pas un salto arrière de manière naturelle , c’est bien dommage mais c’est comme ça ! A partir du moment ou un mouvement est acquis, on peut passer par de l’apprentissage enseigné par un encadrant. On peut évidemment continuer d’appliquer les principes de la motricité libre et laisser l’enfant découvrir et expérimenter les choses mais pas tout le temps et pas dans toutes les situation d’apprentissage.

Voilà, cette fois je pense avoir fait le point sur la motricité libre, ses fondements, ses évolutions et ma façon de l’appliquer au quotidien.

Je ferais une blogroll avec différentes sources que j’ai repéré si et là mais mon article est déjà long donc je vous cite deux références en la matière, le site de l‘association Pikler Loczy et le blog de Bougribouillons où on trouve des superbes affiches résumant les principes de la motricité libre. Puis un article qu’on m’a partagé hier et qui tombe à pic car on est clairement sur la même longueur d’onde, c’est rigolo : How i play with my mome avec son article sur le vrai faux de la motricité libre.

 

Qu’est-ce que je fais quand mon enfant se met en colère

Parlons éducation bienveillante et gestion des émotions : la colère

Aujourd’hui je laisse la parole à Lily, psychologue et modératrice sur mon groupe Espace de jeux et motricité libre. Elle va vous parler éducation bienveillante et plus précisément, vous donner des pistes pour vous aider à accompagner la colère de nos enfants.

Nous aimons proposer à nos enfants des espaces de jeux ouverts qui permettent une multitude de découvertes…oui, mais parfois on aimerait qu’il ne découvre pas, par exemple, le goût de l’épluchure de carotte au fond de la poubelle !!!!

Il n’y a pas de vérités universelles sur l’éducation des enfants, juste des idées, des pistes. Nous vous proposons ici un espace où nous pourrons échanger nos idées pour aider nos enfants à évoluer dans leurs espaces de vie et dans la bienveillance !!

Qu’est-ce que je fais quand mon enfant se met en colère.

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Ma sélection Plage et Piscine 2017

Bonjour, on se retrouve pour mon article annuel sur mes « indispensables« , du moins ma sélection de produits chouchou pour affronter la plage ou la piscine avec un enfant en bas âge.

Vous pourrez retrouver la version 2016, 2014, 2013 en cliquant sur les liens.

Cette année mon Litchi a pour la belle saison entre 18 et 22 mois (actuellement 19 mois). Elle marche, court même et nous partons en vacances en bateau en Grèce d’ici quelques jours.

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Un trampoline dans votre jardin ? La fausse bonne idée

Aujourd’hui on va parler trampoline. Julie ou Jus pour les intimes, Osthéopathe pédiatrique et modératrice sur mon groupe Espace de jeux et motricité libre, nous donne son avis concernant les trampolines pour les enfants et particulièrement les grands que l’on installe dans son jardin. Je vous donne également mon avis de monitrice baby-gym à la suite 😉

L’avis de Jus, ostéopathe pédiatrique

Le but n’est pas de vous faire peur mais de vous partager les infos, vous seuls prendrez ensuite la décision de laisser vos enfants sur un trampoline ou non.

Avant 6 ans

Les enfants ont envie de sauter sur les trampolines surtout avec ce soleil et l’arrivée massive de ces engins dans nos jardins ou ceux de nos voisins. Seulement voila, les cervicales d’un enfant de cet âge (jusque 6 ans voire 8ans) ne sont pas « finies », entendez par la qu’elles sont encore morcelées (tout à fait normal pour grandir) ce qui en fait une cible potentiellement dangereuse. Leur anatomie particulière, la taille (disproportionnée, c’est toujours normal^^) de la tête par rapport au reste du corps, la musculature faible, l’hyperlaxité physiologique favorisent en plus les lésions au niveau des cervicales.

Les lésions liées au trampoline

Ces lésions cervicales peuvent aller de la fracture de la première cervicale (immobilisation pendant plusieurs mois) ou de la deuxième (pouvant aller jusqu’aux lésions neurologiques) de la luxation des premières cervicales avec atteinte ou non de la moelle épinière (donc répercussion neurologique)

Evidemment en dehors des cervicales les autres traumatismes sont de toutes formes : fractures, luxation et entorse que ce soit des chevilles, des genoux et des épaules … avec comme récompense: les plâtres, parfois les réductions chirurgicales, les rééducation kiné à la suite…

Le danger dans le trampoline :

seul : les chutes, les mauvaises réceptions d’un salto ou autres acrobaties, le fait de « sauter » qui crée une trop grande oscillation de la tête
– à plusieurs, en plus du reste: chute sur son camarade —> lésions des membres.

Aux états unis ils répertorient plus de 100 000 accidents annuel sur les enfants liés au trampoline … En Europe, on parle de 51 000 accidents par an impliquant des enfants de 0 à 14 ans. En France, les médecins urgentistes parlent du trampoline comme de la bête noire des urgences.

 

Mon point de vue de coach sportif et monitrice baby gym.

Je différencie les trampolines de jardin de ceux utilisés dans un parcours de motricité. En général, on utilise dans des parcours de motricité un « mini tramp« . Ce sont des trampolines bas, rond ou carré, incliné ou non et avec un filet adapté à la catégorie d’âge/poids de l’enfant. Puis dans le cadre d’un cours de baby-gym, gym etc, l’activité est encadrée par un professionnel.

Information importante, lors d’un atelier de motricité, cours de gymnastique, les enfants s’échauffent et ça c’est très important. Échauffement cardio vasculaire puis échauffement des articulations et étirements musculaires. L’échauffement est très important pour éviter les blessures. 

Il faut savoir qu’un enfant ne sait pas sauter à pieds joints par dessus un obstacle avant bien 3 ans. Sauter à cloche pied, c’est vers 6 ans. Pour rebondir sur un trampoline il faut déjà savoir sauter à pieds joints et avoir suffisamment de force et de poids pour rebondir. Donc avant 3 ans, proposer un trampoline à un enfant est tout à fait inutile. Il pourra l’utiliser si l’adulte rebondit avec lui et là ce n’est pas l’optimal puisqu’il encaisse des chocs pas adaptés à sa morphologie. Es ce que ça va l’amuser ? oui évidemment mais c’est comme mettre bébé dans un trotteur, en soi, lui il adore ça 😉 . Et j’avoue tout, il y a de temps en temps un mini tramp dans la salle de motricité où j’emmène ma fille et j’y monte avec elle, pas bien Estelle, pas bien ! L’an prochain, je serai responsable des ateliers et croyez moi, il n’y aura plus de trampoline sur les parcours …

Par quoi remplacer le trampoline si votre enfant passe sa journée à sauter sur le canapé ou le lit ?

Deux possibilités;

Avant 3 ans, vous pouvez utiliser un matelas gonflable, pas gonflé à bloc. C’est beaucoup plus intéressant qu’un trampoline car l’enfant se déplace dessus et s’enfonce donc ça travaille équilibre et proprioception. On peut s’amuser à faire rebondir l’enfant assis en appuyant nous adulte sur le matelas. C’est beaucoup plus doux qu’un trampoline et ça a tout autant de succès. Penser à mettre des matelas ou tapis autour du matelas gonflable et rester bien à coté de l’enfant pour le protéger,le canaliser et lui apprendre progressivement comment tomber de manière sécuritaire c’est à dire en gainant son corps .

Dans la continuité du matelas gonflable, qu’en est-il des châteaux et structures gonflables ? Et bien c’est un compromis pas trop mal car de même que le matelas gonflable, l’enfant s’enfonce dans la structure, ça le déséquilibre, il tombe, rebondie. Le tout plus en douceur que sur un filet de trampoline.

Attention cependant, les recommandations et conseils d’utilisation pour une structure gonflable sont les mêmes qu’un trampoline c’est à dire, un seul enfant à la fois, pas d’acrobaties, apprendre à chuter en gainant son corps et redescendre les pieds en premiers, à plat ventre.

Apprendre à chuter de manière sécuritaire.

Comme je l’ai dit plus haut, apprendre à tomber est important. Pour se faire il faut que l’enfant comprenne que c’est en gainant son corps qu’il se fera le moins mal (ou en roulant mais ce n’est pas le cas sur un trampoline ou une structure gonflable). Exemple, demander à l’enfant de se raidir comme un bout de bois, les bras en croix sur son torse, mettre une main derrière sa nuque et l’emmener à chuter en arrière avec pour consigne que la tête doit toucher le matelas/trampoline avant les fesses. Sans oublier de fermer la bouche car on peut se mordre la langue ! On peut aussi expliquer à l’enfant comment tomber sur le dos en boule, les bras croisés sur les genoux mais c’est quand même plus risqué car on peut se cogner les genoux contre le visage donc c’est l’étape suivante 😉 .

En résumé

  • Pas de trampoline avant 6 ans (les enfants en bas âge sont les plus vulnérables à cause de leur ossature et musculation immature)
  • Jamais à plusieurs sur un trampoline (le plus léger a 5 fois plus de risque d’être blessé)
  • Penser à s’échauffer les articulations avant de monter sur le trampoline (comme pour faire de la gym)
  • Des sessions de 15 min, pas plus (la fatigue est un facteur de risque important dans l’utilisation du trampoline)
  • Toujours sous surveillance et expliquer les règles de bonne conduite et sécurité aux enfants ( un seul à la fois, comment se réceptionner, pas de figure acrobatique, comment descendre du trampoline).

Voici quelques articles qui en parlent si vous avez encore des doutes !

Société Canadienne de Pediatrie : L’utilisation des trampolines à la maison et au terrain de jeux

Ouest France : Le trampoline, la bête noire des urgences

Naitre et grandir : Le trampoline, un jeux dangereux selon les pédiatres

Passeport santé : Le trampoline, une activité à haut risque

European child safety alliance, Guide de sécurité des produits pour enfants : p62 Le trampoline ( un guide pdf très intéressant)

Ma shopping list multiboutique : Vacances en Grèce

J’avais commencé un autre article shopping list hier mais comme je suis allée faire les magasins aujourd’hui pour continuer à préparer nos vacances en Grèce, je suis revenue avec 5/6 petites choses et je trouve ça plus sympa de vous en parler directement. Bon par contre, tout ne vient pas de la même enseigne mais tant pis.

Pour occuper mon Litchi pendant les trajets voiture, avion, bateau

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Comment pratiquer une motricité libre en milieu aquatique

Aujourd’hui je ne suis pas seule pour rédiger cet article car j’ai invité Julie, entraîneure de natation et jeune maman qui applique les principes de la motricité libre à la maison avec son bébé, à venir vous donner des conseils sur :

Comment pratiquer une motricité libre en milieu aquatique.

Rappels sécurité :

En milieu aquatique la meilleure sécurité pour votre enfant c’est vous ! Même si certains objets aident à sécuriser, vous devez toujours rester très vigilent à une distance qui vous permet d’intervenir rapidement et même si l’enfant n’évolue que dans quelques centimètres d’eau. Rappelez-vous que la motricité libre s’arrête là où la sécurité commence 😉
De plus si vous notez un désengagement de la part de votre enfant c’est que celui-ci fatigue et mieux vaux le sortir de l’eau pour faire une pause.

Cet article va se décliner du plus « Motricité Libre » au moins « Motricité Libre » mais du coup du moins sécurisant pour les parents au plus sécurisant.
Et à la fin vous trouverez la foire aux questions qui reviennent régulièrement sur le thème de la piscine.

La Motricité Libre en milieu aquatique aura différents avantages:
Aisance dans l’eau
Confiance en soi
Développement psychomoteur
Apprentissage de la nage facilité Lire la suite

Une chambre sensorielle pour aller se coucher avec Hop’toys

Vous connaissez les espaces multi sensoriels Snoezelen ? Aujourd’hui je vous aide à créer une chambre sensorielle pour accompagner votre enfant vers le sommeil grâce à Hop’toys.

Moi j’ai découvert il y a quelques mois et je trouve ça génial !

Snoezelen est une approche développée dans les années 1970 par Ad Verhuel et J. Hulsegge et proposée dans le cadre du handicap et du polyhandicap. Depuis quelques années, l’approche se développe plus largement dans les services de gérontologie, psychiatrique et depuis peu … dans les structures petite enfance !

http://www.hoptoys.fr/152-une-chambre-multi-sensorielle

Snoezelen est la contraction la contraction de Snuffelen (renifler, sentir) et de Doezelen (somnoler), que l’on pourrait traduire autour de la notion d’exploration sensorielle et de détente et plaisir. Le Snoezelen est une activité vécue dans un espace spécialement aménagé, éclairé d’une lumière tamisée, bercé d’une musique douce, un espace dont le but est de recréer une ambiance agréable. On y fait appel aux cinq sens : l’ouïe, l’odorat, la vue, le goût et le toucher.

Source : http://www.snoezelen-france.fr

Le Snoezelen est une approche qui vise à procurer du plaisir (découverte sensorielle) et de la détente (apaisement) via des stimulations sensorielles. En plus des 5 sens on peut également parler de la proprioception comme un 6em sens qui stimule le système vestibulaire (l’équilibre). Espace sensoriel ou multi sensoriel ne veut pas dire sur stimulation donc on ne stimule pas tous les sens en même temps et on ne sature pas la capacité de concentration en proposant trop de choses en même temps. J’y ajoute que cet espace peut tout à fait être mobile, dans le cadre d’un atelier sensoriel par exemple. Lire la suite

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