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L'actualité de bébé

Un petit deuxième ?

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de mon état d’esprit du moment, ma réflexion sur la famille : un petit deuxième ?

https://fr.freeimages.com/search/stick-people

( et là on retrouve tous les curieux qui ont cliqué direct pour SAVOIR, surtout mes proches :p, haha )

Je suis la petite dernière issue d’un remariage, j’ai plus de 10 ans d’écart avec mes demi frères et sœurs et cette sensation d’avoir grandi en tant que fille unique pendant mon enfance, tout en ayant bien conscience à présent d’être au centre d’une « famille nombreuse ». Le schéma familial du côté de l’homme est quasi équivalent et nous avons très bien vécu notre enfance l’un comme l’autre. L’idée de reproduire le même schéma (bon sans le divorce au milieu hein, ce serait plus sympa) est tout à fait naturel pour nous.

La famille idéale.

J’ai toujours voulu être maman jeune puis maman moins jeune (pour ne pas dire vielle 😀 ). Le premier objectif est presque atteins, je voulais avoir mon 1er bébé avant 25 ans mais fausse couche oblige, j’ai eu ma fille quelques mois APRES avoir eu mes 25 ans.

A la base je voulais 2 enfants avec 10 ans d’écart. Au fur et à mesure c’est devenu, « bon allez 2 voir 3 enfants avec 5 ans d’écart chacun ».  On est plutôt d’accord sur 2 enfants et l’homme a toujours validé les 5 ans d’écart. Pourquoi 5 ans ? Car je n’ai pas du tout, du tout envie d’avoir des enfants d’âge rapproché. Pour moi, avoir moins de 3 as d’écart entre deux enfants c’est juste l’angoisse. Cette sensation d’avoir 2 bébés en même temps mais le premier ayant eu plus de temps pour lui, de ne jamais sortir des couches, des nuits pourri, du terrible two etc etc … J’ai vraiment, vraiment stressé même en ayant un stérilet, de tomber enceinte les 2 premières années de mon Litchi. Depuis la rentrée 2017, je me suis détendue et si c’était arrivé à partir de là, ça n’aurait pas été autant la catastrophe dans ma tête que quelques mois plus tôt.

En fait, j’aime tellement l’univers de la petite enfance que j’ai envie de m’y consacrer à fond. J’ai envie de pouvoir accorder mon temps et mon attention à ce petit être en devenir et pour cela, ça me semble indispensable que l’aîné soit suffisamment autonome pour me permettre de me consacrer plus amplement au ptit dernier.

La réalité

Il y a surtout l’envie, l’envie d’avoir à nouveau un bébé. Mon Litchi a été un bébé très « peau de colle » comme j’aime le dire. Elle a été allaité 2 ans, a dormi 1 an qu’en portage puis quasi 1 ans de plus sur moi dans le canapé. Je savoure la sieste dans son lit depuis ses presque 2 ans et ça, ça change la vie. Elle grandie, est de plus en plus autonome, la part de bébé en elle disparaît petit à petit et c’est fort agréable. En constatant cela on en a rediscuté avec l’homme mais on s’est dit que c’était quand même vachement cool ce moment de calme, d’équilibre que l’on a trouvé et qui nous convient bien. Pour le moment l’envie d’un nouveau bébé n’est pas là, on sort à peine de cette phase et on a envie d’en profiter un peu. On s’est même dit que si l’envie ne revenait jamais, c’était très bien aussi. On avait prévu 2 enfants mais on ne va pas faire un autre bébé juste pour coller à notre idée de la famille idéale.

Sauf que, il y a quand même ce pincement à chaque nouvelle étape. Il y a tous ces cartons de vêtements qui s’entassent au grenier, tous ces produits soigneusement pliés et rangés en attendant le prochain. Je n’ai toujours pas mis en carton ses couches alors que ça ne sert clairement plus depuis des semaines. Je suis présentement dans le dilemme du « bon, es ce que je stocke ou es ce que je vends ? ». Il y a aussi mon travail, ma passion qui si je n’ai plus de bébé sous la main, me fait perdre un peu mes compétences quand même. OK, c’est pas la super méga bonne raison mais ça y joue, je l’avoue 😀  Et après toutes ces discussions et réflexions il y a eu ce truc, ce petit truc qui a semé le doute la semaine dernière. D’un coup ça m’a pris comme une envie de … vous connaissez l’expression, j’ai eu un flash en plein atelier de motricité : ohhhhh je veux un nouveau bébé.  Les heures ont passé, je me suis vue y réfléchir et puis trouver des arguments pour faire taire cette petite voix :

– On a un bon équilibre là, on est bien

-On est habitué au rythme qu’a eu notre Litchi, notamment pour la nuit : coucher assez tôt (20h30/21h), plusieurs réveils MAIS, réveil définitif tard. C’est juste vital pour moi, elle ne fait toujours que rarement des nuits complètes et termine toujours dans notre lit mais on ne se réveille pas avant 8/9 h le matin. Et si le suivant il s’endort tard et se réveille super tôt ???? S’il ne dort pas ou très peu en journée ? Je ne vais pas survivre moi !

-On a pas eu un bébé hyper simple mais ça nous correspondait assez bien, et si le prochain il est encore plus demandeur ? S’il a plus de problèmes de santé ?

-Et si mon Litchi vit mal de devenir grande soeur ? Si ils ne s’entendaient pas ?

Ce sont des questions que beaucoup de parents se posent , je sais bien mais ça pèse encore trop lourd dans la balance. J’ai lu un article de Happynaiss il y a pas longtemps qui m’a beaucoup parlé et qui est assez représentatif de mes peurs concernant l’agrandissement de notre famille. Elle parle du couple , de la difficulté à être parent et du fait d’accepter de prendre le risque de mettre son couple en pause le temps de survivre aux premières années de ses enfants. Mettre le couple en pause c’est vraiment ça pour moi. Faire le choix d’avoir un enfant, c’est faire le choix de ne plus se mettre soi même et son couple au centre de tout, le temps de quelques mois, quelques années je dirais même. Avoir un enfant c’est bouleversant à tout niveaux. C’est beaucoup de joies mais aussi beaucoup de difficultés, de fatigue, de peine. Personnellement appuyer sur pause alors qu’on vient de remettre play, c’est risqué. On a besoin de recharger les batteries avant de repartir au front !  J’étais ultra décidé sur mon 5 ans d’écart jusqu’à il y a peu, je sais à présent que ça peut basculer à tout moment mais pas tout de suite 😀 , j’attends que l’envie prenne le dessus sur les craintes et je sais qu’un jour, ça arrivera. Puis si ça n’arrive pas c’est que la situation nous convient parfaitement ainsi, notre fille est juste extra ordinaire de toute façon alors elle vaut bien tous les enfants du monde !!

Voilà, j’ai hésité à écrire cet article vue que j’ai l’impression de changer d’avis toutes les semaines mais je pense qu’au fond, cette réflexion reste la même. Si on se décide à avoir un deuxième, c’est qu’on est prêt et c’est pas grave si ça colle pas parfaitement à notre projet.

Wish list jeux de plein air

Bonjour, aujourd’hui je vous présente une petite sélection wish list de jeux et structures de plein air .

Je suis en pleine recherche pour aménager le jardin pour mon Litchi de 2 ans passé donc je vous en fait profiter sachant que je ne suis absolument pas encore décidée, je cherche aussi et surtout en occasion et je n’ai ni la place ni l’argent pour tout prendre bien évidemment 😀

Cage à écureuil

Autrement appelée cage à poule, monkey bar , dôme ou pyramide d’espace. C’est un jeu d’escalade, simple dans le design et qui permet de développer une motricité globale, librement.

Alors c’est simple, il n’y en a pas 40, on les trouve principalement chez Oxybul (en ce moment -20% avec le code JFID2018 ) et Amazon entre 125 et 150€. J’adhère moins au modèle avec toboggan intégré, j’ai la sensation que les triangles sont moins pratique à escalader. Par contre ce qui me pose une colle c’est une nouveauté découverte chez Oxybul, l’aire de jeu Everest pliable.  J’ai du mal à visualiser si ça vaux le coup, si c’est assez solide, si c’est assez évolutif et comme c’est tout nouveau et que ça se commande qu’en ligne, je ne peux pas m’avancer mais en théorie je trouvais ça pas mal.

 

Toboggan

J’en ai pris un petit Smoby l’an dernier et je savais que la saison suivante j’en chercherai un plus grand. Dans l’idéal j’aimerais qu’il soit couplé à un portique de jeux mais je vous met quand même des petites refs que j’ai trouvé sympa en cherchant.

Baby vivo toboggan Elephant (j’aime beaucoup sa couleur douce) , dans le même genre et un peu moins cher il y a la version girafe qui est rigolote aussi.

Structure de jeux

Alors je suis tombée par hasard sur cette structure, je me la note pour la garder en tête mais comme c’est en bois je ne suis pas sure à 100% que ce soit ok pour l’extérieur. En tout cas je la trouve géniale et elle pourrait me servir en atelier. C’est le centre d’activité Kindwood. Il est entre 280 et 300€ + livraison mais je pense qu’il est vraiment pas mal niveau évolutivité. Je vous ai mis mon lien sponso mais je ne tombe pas sur le même vendeur en cherchant sur le site et il s’avère moins cher donc je vous met aussi un autre lien mais celui là n’est pas sponso, si jamais vous flashez dessus, pensez à moi et cliquez en 1er sur un lien sponso avant de valider votre panier 😉 .

A la base je cherche donc, plutôt en occasion, un portique avec une balançoire et un toboggan. Un truc simple et pas trop grand car on a un petit jardin.

J’ai repéré ce type de modèle chez Toys’r’us , LDD wonder Seqoya .

Table et chaises

Je vous avoue que je n’ai pas trop le souci du « trop » de soleil dans le Nord du coup je ne cherche pas quelque chose avec un parasol intégré 😀 . J’ai repéré un modèle en bois chez Auchan avec bac à sable intégré en ce moment en promo à 54€ . Ici pas besoin car j’ai déjà un bac à sable donc ce serait plutôt le modèle encore plus basique, Trigano en promo à 35€ mais je trouvais l’idée sympa.

Et sinon avec un budget plus tranquille, j’adre le fauteuil Tica baby de Rocking compagnie mais c’est pas le même budget puisque la chaise est à 119€. Mais c’est top design 😀 . Je vais encre continuer mes recherches en fait !

 

Jeux d’eau et bulles

Nous avons déjà la piscine pliable de Decat donc je pense qu’elle va encore faire cet été sauf si je craque sur autre chose d’ici là !

J’ai repéré depuis l’an dernier un jeu sympa, pas donné mais ça peut vous donner des idées cadeaux, le circuit à eau Aquaplay transportable entre 40 et 50€ chez Amazon ou  chez Oxybul

Puis ma fille ayant découvert les bubulles , on va s’équiper pour de vrai. J’ai repéré un kit simple mais surement efficace, la box à bulles chez Oxybul à 12.99€

Jardinage

J’ai pour le moment seulement cherché un kit de jardinage mais je creuserai pour l’aspect observation des insectes etc mais là je n’ai pas encore commencé donc je ne voudrais pas vous montrer de bêtises. Pour le moment donc j’ai repéré grâce à vous chers lecteurs, ce joli kit mon petit potager de chez Vilac à 23€, j’aime beaucoup les couleurs.

J’ai déjà pris une petite brouette en plastique l’an dernier mais j’avais bien envie d’avoir un petit chariot dans lequel elle puisse également monter dedans. En voilà une de chez Goki à 35€ 

 

Truc à pédales

Alors je ne sais pas encore ce que je vais prendre, je cherche en occasion soit un tracteur à pédales, soit un tricycle avec canne mais pédalier central (le smoby Zooky quoi c’est tout) soit peut être un kart à pédales ? Le fait est que ma fille ne veut pas entendre parler de sa draisienne et fonce sur le tricycle cassé que j’ai récupéré dans mon quartier à côté d’une poubelle donc je vais me résoudre à lui prendre un truc en meilleur état ….

Quitte à rêver j’ai repéré le tractopelle falk à 70€ qui semble assez complet, à pédales , j’aime bien mais je me rend pas compte de la taille. Il faut faire attention car en magasin j’ai vue un modèle 1er prix qui était en fait rikiki ! Je pense que vue le prix et l’âge conseillé, celui là doit être adapté quand même.

 

Et voilà ma petite wish list, évidemment, je n’ai pas le compte en banque pour tout offrir à ma fille . Vue qu’elle est née en Novembre, à son anniversaire et à Noël on ne pense jamais à investir dans du jeu d’extérieur ce qui ne nous facilite pas la tâche avec l’arrivée des beaux jours ….

Et vous, quels sont vos projets d’achats pour aménager le jardin cette année ? 

 

 

L’éducation et nous : ma fille, sois toi, sois libre !

Me revoilà avec la deuxième partie de mon article sur l’éducation et nous.

Dans la première partie je vous ai surtout parlé de moi, de l’éducation que j’ai reçu et qui fait celle que je suis à présent. J’ai également parlé de ce que nous aimerions transmettre. Aujourd’hui j’entre un peu plus dans le détail de notre présent et de notre avenir.

Et oui, c’est bien moi la danseuse aux pieds nus et aux longs cheveux 😀

Depuis sa naissance jusqu’à aujourd’hui

Pour mettre des mots sur des concepts, des styles de vie, des modes de fonctionnement, je dirais que nous pratiquons la slow education, nous sommes des parents maternant , nous appliquons les principes de la motricité libre, la pensée Montessori (bien plus que la pédagogie) est présente dans notre quotidien, nous sommes des parents bienveillants imparfaits. Nous sommes surtout ouverts d’esprit, curieux de nature , adepte de la remise en question et nous nous adaptons.

– Un bébé « peau de colle » comme j’aime le dire : on la porte, on cododote, on l’emmène partout avec nous.

– Un bébé RGO interne : on oubli les principes et on suit notre instinct, elle souffre moins verticalisé ? Soit.

-Un bébé pressé qui a la bougeotte :  on aménage l’espace, on respire un bon coup et on se détend.

-Un bébé qui veut manger seul : on s’adapte, ni une diversification classique, ni de la DME , du moit moit qui convient à tout le monde.

-Une petite fille qui ne compte pas arrêter l’allaitement : 9 mois, 12 mois , 18 mois , bon ba elle arrêtera quand elle arrêtera hein ! Puis après 2 ans , un sevrage induit tout en douceur parce que dans l’histoire il y a aussi maman et maman elle n’était plus en bonne santé.

-Une petite fille qui aime être au milieu d’autres enfants : on déculpabilise et on rallonge le contrat à la crèche.

-Une petite fille qui verbalise peu mais s’exprime bien : on la suit dans son envie de signer bien plus qu’on ne l’avait prévu. Puis quand la parole arrive et OMG , ça carbure.

-Une petite fille qui a peur, qui est sensible : on entend, on rassure, on explique et puis on s’en fou du politiquement correct.

-Une petite fille en tutu qui joue avec sa caisse à outil : grand bien te fasse ma fille !

Voilà quelques situations et quelques réponses que nous avons eu depuis sa naissance. Le maître mot : on s’ADAPTE . A la maison on est à l’écoute des besoins de notre enfant mais on oubli pas les nôtres pour autant. On coupe la poire en deux, on trouve des compromis pour que tout le monde vive en harmonie.

On nous dit que notre fille sait bien ce qu’elle veut. Oep et ça c’est depuis sa naissance d’ailleurs ! Un chouia têtue, elle sait très bien exprimer quand ça va et quand ça ne va pas ! Par contre en société, elle est toute sage, toute calme. Bon une fois à l’aise, le naturel revient au galop et on se souvient d’elle. On me dit aussi beaucoup que notre fille a une chance incroyable, qu’on est de super parents. Qu’on lui permet de faire énormément de choses, dans un environnement riche (mais pas surchargée), qu’elle est équilibrée, heureuse.  Alors même si au quotidien c’est loin d’être évidement, à priori pour le moment on s’en sort plutôt pas mal 🙂

L’école

En début d’article j’ai mis des mots , j’ai parlé Slow education, maternage, Montessori, motricité libre et bienveillance. En ce moment je creuse le sujet des pédagogies alternatives. Je suis en formation sur la pédagogie Montessori, vie sensorielle . Je m’intéresse à la « pédagogie » Reggio , j’essaie de creuser la Slow education , j’essaie de me souvenir de mes années en école d’inspiration Freinet. Mais quelque chose me dérange, j’ai envie de creuser mais quand je me mets dans le truc ça me gonfle. Je n’avance pas dans ma formation, dans mes lectures. Je voulais avoir des bonnes bases pour pouvoir en parler et ajouter mon grain de sel mais je constate qu’un truc me freine et aujourd’hui je pense avoir trouvé. Tout à l’heure, en faisant une pause après avoir lu péniblement 15p sur un pdf parlant Reggio , j’ai lu un article qu’une amie a partagé ce matin et là BINGO.  L’article titre  » Du homeschooling au unschooling : tout un chemin  » mais ne vous arrêtez pas au titre. Rédigé par Catherine Dumonteil Kremer il me parle car ça explique que les parents pratiquant le Unschooling (apprentissage auto géré)avec leurs enfants, se sont affranchi de toutes pédagogies . On est d’abord tentés de vouloir se poser en tant qu’enseignant, se former aux différentes pédagogies, approches etc. Mais la clef est ailleurs. Avec le unschooling l’idée c’est que l’enfant apprends par lui même, l’adulte ne fait que l’accompagner. On suit notre instinct, on écoute son enfant, on s’adapte, on se nourrit de son environnement . L’article explique qu’en voulant absolument mettre en place des choses, s’informer, se former, on cherche surtout à réparer nos blessures scolaires et/ou à prendre confiance. Et c’est bien là qu’à eu lieu mon déclic : me faire confiance ! De suite j’ai repensé à ce que m’a dit ma mère quand je lui parlais d’un projet d’ateliers de danse et d’expression corporelle parent/enfant , je voulais de la documentation, des livres etc. Ce à quoi elle m’a répondu « mais Estelle, tu es totalement capable d’animer des ateliers d’expression corporelle, arrête de vouloir chercher plus loin et fais toi confiance ». Bon verdict, j’ai quand même encore du mal à me lancer mais ça résonne en moi 😀 . De nature je déteste appliquer quelque chose à la lettre, je fais du moi en m’inspirant des autres. Et bien, dans la même logique, je vais arrêter de trop vouloir rentrer dans des cases et faire comme je l’entends, comme j’en ai envie avec ma fille et surtout, comme elle en a envie elle  (sans oublier papa évidemment).

Il est hors de question de ne pas scolariser notre fille . Nous sommes en Mars 2018, elle a « 28 mois », l’école j’ai pas envie d’en entendre parler, je ne suis pas prête psychologiquement mais ce n’est pas parce que je ne suis pas prête que je vais décider à la place de ma fille qu’elle, elle n’est pas faite pour l’école. Car l’école pour nous ce n’est pas que les apprentissages scolaires, l’école c’est aussi et surtout l’école de la vie. En maternelle, le gros du travail c’est d’apprendre à vivre ensemble : jouer, patienter, s’entraider, travailler, se confronter etc … Notre petite fille étant super a l’aise et heureuse à la crèche entourée d’autres enfants, je n’imagine pas une seconde la garder avec moi à la rentrée et ne lui permettre de voir d’autres enfants que sur des temps courts, pour des activités, des sorties etc … Comme je suis une passionnée et que j’ai eu la chance d’avoir un parcours scolaire atypique, je vais encore une fois faire un ni/ni , ni trop, ni trop peu. A la rentrée, le projet est donc de ne la scolariser que le matin et de lui permettre l’après-midi d’apprendre comme elle en a envie et comme j’imagine les apprentissages. J’ai fait un facebook live sur les jeux éducatif il y a peu sur mon groupe Espace de jeux et j’y ai expliqué que notre rôle de parent c’est pas d’apprendre à notre enfant ce qu’il est censé apprendre à l’école. Si l’enfant n’est pas spécialement en retard, il n’y a aucun intérêt à risquer de tomber dans de la sur stimulation en continuant à travailler à la maison ce qu’il est censé voir à l’école. Nous ne sommes pas des enseignants, nous sommes des parents. A la maison on peut accompagner son enfant pour qu’il apprenne autrement soit pour combler un manque soit pour répondre à une demande de l’enfant mais l’idée c’est justement de lui apporter autre chose, quelque chose qu’il ne trouvera pas à l’école. L’idée du unschooling me plaît pour ces temps là, je compte donc piocher dans ce que je sais déjà, ce qui attise ma curiosité et ce qui pourra m’intéresser plus tard et puis surtout avoir confiance : en moi, en mon conjoint et en ma fille. 

Ma fille, je m’engage à continuer à te laisser être toi même, a t’accompagner dans les chemins que tu choisiras. Bon, on t’apportera quand même notre expérience et on plantera des graines mais ce sera à toi de les faire germer, pas à nous. Nous on sera toujours là pour toi et je sais que je peux parler au nom de ton père sur ce point 🙂 

Pour finir, j’aimerai vous partager un poème de Louis Malaguzzi , un des piliers de la « pédagogie » Reggio pour qui l’enfant a cent langages. Je l’ai trouvé sur le blog apprendre-reviser-memoriser.fr : A la découverte de la pédagogie Reggio : une approche globale de l’enfant pour cultiver la créativité et la pensée divergente. 

L’enfant est fait de cent.
L’enfant a cent langages
cent mains et cent pensées
cent façons de penser
de jouer, de parler,
cent toujours cent
cent façons d’écouter
d’étonner et d’aimer
cent joies pour
chanter et comprendre
cent mondes à découvrir
cent mondes à inventer
cent mondes à rêver.

L’enfant a cent langages
(et puis cent cent cent cent)
mais on lui en vole 99.

Ecole et culture
séparent tête et corps.
On lui dit de :
penser sans les mains
faire sans la tête
écouter sans parler
comprendre sans joie
aimer et s’étonner
à Pâques et Noël uniquement.
On lui dit de :
découvrir le monde
qui existe déjà
et sur cent
on lui en vole 99.
On lui dit que :
le jeu et le travail
la réalité et la fantaisie
la science et l’imagination
le ciel et la terre
la raison et le rêve
sont des choses qui
ne vont pas ensemble.

En somme, lui dit-on,
le cent n’existe pas.
L’enfant dit cependant :
le cent est bel et bien.

Source : REGGIO EMILIA 40 ans de pédagogie alternative

 

Les VEO ou douces violences éducatives c’est quoi ?

Aujourd’hui on va parler VEO (violences éducatives ordinaires) ou douces violences. Mieux les comprendre pour mieux les appréhender.

https://www.helloasso.com/associations/stop-veo-enfance-sans-violences

Les violences éducatives ordinaires (VEO) sont un sujet récurrent quand on parle éducation, notamment ces derniers temps avec toute la communication faite autour des bienfaits d’une éducation bienveillante, positive et d’une communication non violente.  Les VEO questionnent toujours autant ; que ce soit pour les condamner strictement ou que ce soit pour s’interroger sur ce qu’on met concrètement sous cette appellation.

Avant de laisser la place à une invitée spéciale, je vous invite à aller jeter un œil à la nouvelle campagne 2018 en ligne de la fondation Pour l’enfance

https://www.fondation-enfance.org/

Je laisse la parole à ma modératrice Lily, psychologue et maman adepte de l’éducation bienveillante et de la communication non violente (CNV) vous en dire plus sur le sujet.

Definition

Un article vous est donc proposé pour tenter de définir les VEO, de mieux les comprendre et les appréhender pour ainsi espérer les éviter. Car qu’on se le dise très honnêtement, on a tous pu y être confrontés ou en tout cas on n’est pas à l’abri de ne jamais être concerné, même si nous avons la ferme intention d’être dans une éducation bienveillante et une communication non violente.

Ces VEO, peuvent d’ailleurs également être nommées de « douces violences », du fait que le parent les pense anodines, mais qui mettent pour autant l’enfant dans une insécurité affective. En aucun cas, le parent ne souhaite nuire à l’enfant, et pourtant celui-ci reçoit tout cela de plein fouet, ce qui le déconnecte du parent aimant et l’isole affectivement. C’est la plupart du temps inconsciemment que le parent se retrouve à pratiquer ces douces violences.
Il faut donc justement savoir différencier ce que l’on souhaite au plus profond de nous et ce que l’on arrive concrètement à faire. Et ça n’est un scoop pour personne : la vie n’est pas un long fleuve tranquille ! Et en ce sens, on peut parfois être surpris de nos propres réactions.
Pour cet article, je suis donc dans la dynamique de viser tout le monde, même si je peux dire que je ne cautionne pas les VEO, je peux cependant complètement entendre que ça puisse arriver à tout le monde, et la plupart du temps, le parent concerné est dans une période difficile et très culpabilisé. Restons donc avant tout dans une attitude tolérante vis-à- vis de chaque parent pouvant y être un jour confronté, souvent rempli de questionnements, ayant besoin d’écoute et souhaitant plus que tout tendre vers une attitude opposée aux VEO.
Selon moi, soutenir chacun de ces parents c’est aussi une façon de lutter contre les VEO, surtout si l’on reste humble en prenant conscience qu’un jour pas comme un autre, ça pourrait être nous !

Bien qu’écrire cet article me tienne à cœur, je tiens à préciser que je suis bien loin de me considérer experte des VEO, et pour cela j’ai donc préféré faire référence à plusieurs auteurs pour évoquer celles-ci de la façon la plus juste.

Commençons alors par définir les VEO, puisque bien savoir de quoi on parle, me semble être la clé dans notre recherche de réactions alternatives.

Olivier Maurel, fondateur de l’OVEO (Observatoire de la Violence Educative Ordinaire), nous donne la définition suivante :

Les Violences Educatives Ordinaires (VEO), selon l’OVEO, rassemble les diverses formes de violence utilisées quotidiennement pour éduquer les enfants, dans les familles et les institutions (écoles, crèches, assistantes
maternelles…). Plus concrètement, les VEO comprennent, bien entendu, la violence physique, les châtiments corporels : gifles, fessée … mais elles comprennent aussi toutes ces autres formes de violences, bien plus discrètes, dont les dégâts
sont pourtant tout aussi importants sur l’enfant :
– L’amour « conditionnel »
– Les menaces
–  Les humiliations, etc …

http://education-bienveillante.fr/

Pour illustrer plus précisément cette définition, je vous propose des exemples concrets exposés sur le blog de Je suis papa : il introduit cette notion des VEO en expliquant également que le risque de basculer dans un comportement de violence éducative ordinaire est important, que chaque jour les occasions ne manquent pas et il présente pour preuve 7 situations du quotidien.
J’ai cependant fait le choix de ne vous en lister que 3 (les 3 en lien avec la définition ci-dessus), au risque de vous perdre en cours de route :

1 | la menace

Depuis ce matin, votre môme n’arrête pas de chouiner. Tout est prétexte à piquer une colère. Et bien sûr, vous n’arrivez ni à le calmer ni à obtenir une explication. Bref, la moutarde commence à vous monter au nez et vous pourriez lui dire : « Tais-toi ou tu vas prendre une gifle », « Y’a des baffes qui se perdent », « La ferme ou je t’en colle une ».

2 | l’amour sous condition

Si vous êtes globalement fier de votre Choupinet, vous vous demandez des fois s’il n’a pas le diable au corps. Comme la semaine dernière, lorsqu’il a eu la bonne idée de dessiner au feutre indélébile sur le visage de son
frère. Ce jour-là, c’était la goutte d’eau de trop et vous auriez pu lui dire : « Si tu veux que tes parents soient gentils avec toi, il va falloir être plus sage » ou encore « je ne t’aime pas quand tu fais ça ».

3 | l’humiliation

A table, votre enfant n’en fait qu’à sa tête. Excité comme un gardon, il multiplie les pitreries et les bêtises. Oui mais voilà, son attitude vous exaspère et vous pourriez lui dire : « Ohlala, regardez-moi ce vilain garçon incapable de tenir sa fourchette correctement », « Je vais te remettre un bavoir en plastique, comme ta sœur de
8 mois ».

Leurs origines

https://www.pommedapi.com/parents/education-bienveillante/education-bienveillante-petit-guide-a-lusage-parents

Une fois les VEO définies, il convient de saisir leur origine et pour cela, l’auteure Alice Miller me semble complètement appropriée. Dans son livre « le drame de l’enfant doué » , ce docteur en philosophie, sociologie et psychologie, spécialiste de l’enfance – démontre que la violence (individuelle et collective) provient des traumatismes infligés à l’enfant. Et elle explique ainsi l’escalade de la violence en 12 points dont voici quelques exemples pour mieux comprendre le phénomène de cercle vicieux (un enfant ayant subi des VEO sera plus à risque de devenir un parent pouvant infliger ce genre de choses à son enfant)

« 3/ Quand l’enfant est utilisé pour satisfaire les besoins de l’adulte, quand l’enfant est battu, puni, manipulé,négligé, quand on lui ment, sans qu’aucun témoin n’intervienne, son intégrité physique et/ou morale subit une blessure inguérissable. On ne parle pas ici que de maltraitance condamnée par la justice mais aussi des violences éducatives ordinaires (fessées, claques, tapes sur les mains, punition, humiliations, hurlements, brusqueries, moqueries…).

4/ La réaction normale à cette blessure de l’intégrité serait la colère et la douleur. Mais l’expérience de la colère est interdite à l’enfant (« ne pleure pas », « tu fais ta crise, va dans ta chambre », « arrête tes caprices », « tu joues la comédie », « va te calmer dans ta chambre »…). L’enfant ne peut pas faire l’expérience de la douleur et
exprimer sa frustration sous forme de colère. Il est alors obligé de réprimer ses sentiments, de refouler le souvenir du traumatisme, et d’idéaliser les parents malgré leurs comportements violents.

6/ Devenu parent, on prend souvent de manière inconsciente pour victimes ses propres enfants, qui revêtent alors une fonction de bouc émissaires. Cette violence ordinaire (fessée, claque, tape sur la main, brusquerie…) est légitimée sous le terme éducation. Le drame, c’est le père ou la mère qui maltraite son enfant pour ne pas ressentir ce que lui ont fait ses propres parents. Les racines de la future violence sont alors en place.

11/ Pour autant, dès que nous serons sensibilisés aux traumatismes de l’enfance et à leurs effets, un terme sera mis à la perpétuation de la violence de génération en génération.

12/ Les enfants dont l’intégrité n’a pas été atteinte, qui ont trouvé auprès de leurs parents la protection, le respect et la sincérité dont ils avaient besoin, seront des adolescents et des adultes intelligents, sensibles, compréhensifs et ouverts.

Sa façon de voir les choses me semble fort intéressante puisqu’en explicitant cette spirale infernale de cercle vicieux, elle met également en avant la possibilité d’y remédier en prenant plutôt le chemin inverse et d’engendrer ainsi un cercle vertueux.

http://www.grandirautrement.com/fr/client/document/flyer-ga-fessee-a5_32.pdf

Comment réagir

Maintenant que vous êtes donc plus à même de reconnaître l’une de ces « douces violences », il n’en reste pas moins le plus difficile à accomplir : trouver comment réagir et comment y remédier.
Cette recherche de nouvelles attitudes plus appropriées passe par une bonne connaissance du développement de l’enfant afin de repérer les moments plus sensibles et de ce fait de mieux les comprendre. Ayez justement en tête que lorsqu’on comprend mieux quelque chose, on gagne aussi en patience. Il s’agira également d’écouter et accueillir les émotions de son enfant et de mettre des mots sur les situations difficiles. La verbalisation est bénéfique pour tous et permet aussi de se sentir considéré (puisqu’entendu et compris).
Mais les parents devront aussi penser à s’écouter, c-à- d accepter leurs imperfections ; ce qui est complètement normal. Et c’est en acceptant cela que vous pourrez appréhender la situation plus sereinement (en lâchant cette pression du « parent parfait ») et avoir la tête à réfléchir à d’autres alternatives.
Et cela peut commencer par quelques questionnements du genre : « En quoi cet acte est une douce violence? En quoi cela insécurise mon enfant ? Pourquoi je pratique cette douce violence sans m’en rendre compte? Par quoi puis-je la remplacer?  La fois où la situation s’est apaisée facilement, quelle était ma façon d’agir/de réagir ?… »

Je terminerai sur ce vaste sujet des VEO en vous conseillant la vidéo de Catherine
Dumonteil-Kremer, éducatrice Montessori et formatrice en parentalité positive, qui a
notamment créé la journée de la non violence éducative : Mettre fin à la violence éducative.

Lily, psychologue


Me revoilà ! Je remercie Lily pour cet article qui correspond tout à fait à ma vision des choses. C’est bien de connaître ce que sont les VEO , c’est bien de vouloir les éviter, y remédier mais restons bienveillant envers nous même et évitons de culpabiliser. Ça va nous arriver à tous de craquer, d’être fatigués, d’être dépassés, d’avoir nous même une « tempête émotionnelle ». Pour moi c’est sain de montrer aussi à son enfant que l’adulte n’est pas un être parfait. Tant que l’on reste dans la discussion, qu’on revient sur l’erreur qu’on a commise, qu’on s’excuse, qu’on s’explique auprès de son enfant et évidemment que cela ne soit pas trop régulier, ne vous en voulez pas trop.

Vous avez besoin de soutien, d’accompagnement ? Vous cherchez à échanger autour des l’éducation de vos enfants ? Vous êtes des parents bienveillants imparfaits ? Et bien je vous invite à nous rejoindre sur mon groupe Facebook : Les parents bienveillants imparfaits. 

Si vous voulez continuer à vous documenter, je vous invite à lire un autre article qu’a écrit Lily ici : Qu’est ce que je fais quand mon enfant se met en colère Puis il y a ma chaine Youtube avec toute une partie sur l‘éducation bienveillante, n’hésitez pas à vous abonner et continuer à me suivre sur Facebook pour ne rien louper 😉

Bibliothèque sur l’éducation bienveillante :

Liste non exhaustive !

Alors, vous comprenez mieux ? Comment vous sentez-vous ? 

L’éducation et moi (et nous en fait)

Bonjour, aujourd’hui j’ai envie de vous parler éducation , pas l’éducation avec un grand E , juste la mienne, celle que j’ai reçu et celle que j’aimerai donner.

C’est un article personnel, retour d’expérience et non a vocation de conseil. Je ne dis pas que c’est LA bonne façon de faire et je n’attends pas non plus qu’on me dise comment faire 😉 . En fait j’avais envie de donner un autre son de cloche, être reconnaissante de ce que j’ai reçu car en éducation bienveillante j’ai la sensation que bien souvent sa propre histoire familiale est un poids. Le fait est que soit on reproduit ses schémas familiaux, soit on s’y oppose. Pour ma part, je reproduis avec beaucoup de fierté et de reconnaissance. C’est donc le thème du jour.

Mon éducation

Souvenir de notre ferme pédagogique

Je suis plutôt fiers de l’éducation que j’ai reçu, la manière dont j’ai été élevé. Élever, c’est joli comme mot, ça fait penser à un oisillon qui grandit et s’envole dans le ciel 😀  Mais parlons plutôt éducation car élever ça fait aussi penser à élevage et bien que je respecte les animaux, c’est un enfant que j’ai, pas un troupeau de vaches !

Mes deux parents sont professeur d’éducation physique. Je suis dans une famille de proff en fait. Du côté de ma mère ce sont des danseurs contemporain ou des handballeurs , mes oncles et tantes ainsi que ma mère sont tous allées en jardin d’éveil Montessori , dans leur cité HLM du Sud de la France (histoire de vous dire qu’on peut avoir une réflexion sur l’enfance et l’éducation sans être milliardaire 😉 ). Du côté de mon père c’est natation, bateau, escalade et randonnée. Mon père est un compétiteur dans l’âme, fonceur, entrepreneur et passionné. Avec lui, il faut le dire, c’est un peu marche ou crève 😀 . Ma mère est plus calme, c’est la créative, la cérébrale, la force tranquille mais qui sait où elle va et comment y aller. Une chose qui les rassemble, la liberté, la confiance et l’estime de soi, l’esprit d’aventure et puis l’amour. Ça donne des personnes qui sont toujours dans des projets plus ou moins fou, qui n’ont pas peur de se lancer et qui rassemblent les gens autour d’eux comme dans un élan de motivation collectif.

J’ai grandi là dedans, la petite, petite dernière (et princesse) issue d’un remariage avec 3 grands demi frère et sœurs. J’ai d’ailleurs eu très longtemps la sensation d’être fille unique alors que non, j’ai une famille nombreuse. Une ferme pédagogique, des maisons en construction, les sorties sportives en pleine nature (mer ou montagne). J’ai eu la chance immense de faire ma primaire dans un hameau, en classe unique d’une petite école publique pédagogie Freinet . Des souvenirs merveilleux, une enfance privilégiée, baigné d’amour et de liberté. Des hauts, des bas (bas,bas,bas) mais la vie n’est jamais un long fleuve tranquille. J’ai commencé à faire de la GRS à 10/11 ans , en compétition dès ma 2em année et ce pendant 10 ans ensuite. Un emploi du temps chargé dès le collège, j’étais en classe à horaire aménagé sport en plus de mes entraînements de GRS. Autant vous dire qu’ado je n’avais pas franchement l’occasion de faire des bêtises, je ne m’ennuyais jamais ! Au lycée j’étais en littéraire option Danse, un BAC artistique avec une bonne équipe pédagogique. A côté de ça, je donnais des cours de baby-gym et de GRS loisir. J’ai tellement de souvenirs extra-ordinaires, bon ou mauvais mais c’est ça qui fait avancer !

Souvenir d’un projet artistique au lycée

C’est tout cela, ma famille, mon entourage et l’environnement dans lequel j’ai pu grandir qui font celle que je suis aujourd’hui, en tant que femme et en tant que mère.

L’éducation que l’on aimerait donner

J’ai fermé mon entreprise (dépôt de bilan)en cours de grossesse donc il était clair et net que je resterai à la maison pour m’occuper de ma fille et ce jusqu’à son entrée à l’école (en théorie). En bossant dans l’univers de la petite enfance, je m’imaginais pas franchement aller la faire garder pour que je puisse de mon côté m’occuper de ceux des autres (que ce soit s’en occuper directement ou en donnant des conseils etc ). J’ai eu énormément de temps pour préparer l’arrivée de ce premier enfant puisque je ne travaillais plus et que c’est quelque peu mon domaine d’expertise la puériculture, la petite enfance et le jeu/jouet. L’homme m’a laissé faire et a ouvert en grand les oreilles. Nous avons beaucoup discuté et échangé autour de l’éducation, déjà car on était tous les deux des grands petits derniers avec des neveux et nièces puis parce qu’on discute beaucoup de manière générale ! J’ai déjà dit en facebook Live qu’on avait pas mal regardé super Nany à la tv ainsi que Baby boom et ça a été un bon support de communication « alors ça je suis d’accord / ça je ne suis pas du tout d’accord » etc … J’ai aussi beaucoup discuté avec mon groupe de copinautes sur facebook et ça n’a fait que confirmer les choix vers lesquels je tendais niveau projet de naissance, maternage et éducation bienveillante.

Ce qu’on aimerait c’est transmettre à notre fille nos valeurs, les miennes, celles de son père et nos valeurs communes. Il y a aussi ce qu’on aimerait qu’elle soit mais dont on ne sait pas vraiment si on a une réelle influence car ce sont des traits de caractère.

On aimerait donc :

– qu’elle ai confiance en elle, qu’elle n’ai pas peur d’entreprendre.

– qu’elle se respecte et qu’elle respecte les autres.

-qu’elle fasse les choses pour elle même et non pour correspondre à ce qu’on attend d’elle.

– qu’elle soit bien dans son corps, bien dans sa tête, qu’elle soit heureuse.

-qu’elle ai conscience de la valeur des choses, qu’elle soit reconnaissante.

– qu’elle soit à l’écoute, ouverte d’esprit, curieuse.

Puis notre Litchi a ENFIN pointé le bout de son nez et nous a mis des grandes tartes dans la figure mais ça je vous en ai déjà parlé ici : Cette mère parfaite que je ne suis pas. Pour moi l’éducation c’est reproduire ou s’opposer à celle que l’on a reçu, s’enrichir (si on en a envie) de nouvelles connaissances puis surtout, s’adapter à sa vie, son enfant, son environnement.

Shooting grossesse réalisé par une amie une semaine avant d’accoucher

Et puis je m’arrête là. Vous allez vous dire « hey oh, et en pratique ça donne quoi alors ??? » et bien ce sera pour un deuxième article , patience 😀 

Puis pour finir, dites moi tout, vous êtes dans la reproduction ou l’opposition de votre schéma familial vous ? 

 

Le bébé Spa Barbote et dorlote à Montpellier

Bonjour, aujourd’hui on se retrouve pour parler d’un chouette endroit que j’ai eu l’occasion de découvrir à Montpellier, le Bébé Spa Barbote et dorlote.

Pour les 2 ans de mon Litchi, nous sommes allés chez Belle-maman retrouver nos familles à Montpellier. L’homme vient de là-bas et moi plus du Var donc, du Sud.

Terrasse de Barbote et Dorlote

J’ai cherché des activités à faire sur place et je suis tombée sur le Bébé Spa Barbote et Dorlote dont je n’avais jamais entendu parlé quand j’étais encore sur Montpellier. J’aime beaucoup ce genre de concept. Ce n’est pas qu’un Spa, c’est aussi un lieu d’accueil parent enfant, comme un poussette café. Tout un univers dédié aux futurs et jeunes parents (enfants jusqu’à 5 ans).

Il y a 3 espaces : le café landau, la salle d’activité et le bébé spa. Lire la suite

Mes astuces pour braver le froid avec un bébé/bambin

Avec cette vague de froid, je me motive à vous rédiger un article avec mes astuces grand froid pour sortir avec un bébé ou un bambin.

Je vous ai déjà écrit un article il y a quelques années mais limite je n’ai pas envie de vous rediriger dessus car il n’est pas nickel. Je le garde quand même mais je vous donne mes astuces après 3 hivers passés avec mon Litchi.

A savoir que nous habitons dans les Hauts de France , en bord de mer, à Boulogne sur mer. Il fait souvent moche, plus froid que dans le sud mais il neige rarement.

Petit rappel avant de commencer, un bébé régule mal sa température, il est important de l’aider à se maintenir au chaud quand il fait froid mais attention, l’hyperthermie est plus dommageable qu’une hypothermie. Rappelons que l’hyperthermie est un facteur favorisant les risques de MSN/MIN alors qu’une hypothermie, le risque c’est surtout de prendre froid et d’avoir un gros rhume … Lire la suite

Le Baby Poney , éveil moteur et sensoriel

Aujourd’hui on va parler d’une chouette activité pour les petits : le baby poney, éveil moteur et sensoriel.

On prépare le poney chez A petits pas

J’ai invité pour l’occasion Julie, une de mes modératrice qui est kinésithérapeute pédiatrique mais surtout, passionnée d’équitation. On se retrouve en fin d’article pour mon retour d’expérience perso 😉 .

Proposé en général à partir de 18 mois avec accompagnement des parents dans les poney-club, l’activité baby-poney est un terrain d’exploration rêvé pour les tout-petits.
Ils vont pouvoir découvrir et tester leurs sens, leur corps et leurs capacités, tout en étant réconfortés par la présence des parents et le côté peluche des poneys.

Découvertes des sens

Tout d’abord par les odeurs,( quel adulte n’est jamais arrivé dans un centre équestre en disant « whaou l’odeur …. » ), la paille, le foin, le cuir, le poney, le fumier … et puis par le toucher, les différentes parties du corps du poney sont un terrain merveilleux de texture. Les poils sont doux, les crins sont rêches, les naseaux soufflent du chaud sur les mains, les brosses piquent, grattent, … Mais ce sont aussi des sons, les poneys hennissent, les sabots font du bruits sur le sol et d’ailleurs pas le même bruit selon que le poney marche sur le béton ou dans le sable qui soit ferré ou pied nu. Autant de choses que nous ne rencontrons pas dans la vie quotidienne.

Je découvre mon corps et ses capacités :

Quand je suis sur mon poney je suis presque aussi haut que les grands. C’est moi qui lui dit d’avancer, et quand il marche je dois trouver mon équilibre. Et puis j’apprends à bouger sur mon poney, j’arrive à lâcher les mains, je montre ma tête, mon cou, mes oreilles, mes pieds(c’est dur il faut se pencher). Et mon poney, est-ce qu’il a des oreilles ? Elles sont loin devant mais je peux les toucher, elles sont pointues. La queue est loin derrière, c’est plus dur de l’attraper (sauf si je m’assois à l’envers). Parfois je fais comme au cirque : je tourne sur mon poney, je me met debout, à genoux, je fais même du toboggan sur ses fesses. Maintenant que je suis à l’aise, je peux attraper les jouets, il y a des balles, des anneaux, des formes à assembler, des pinces à linge. Mais pour aller les chercher je dois aller « de ce côté », puis « de l’autre côté ». Je peux choisir les couleurs, je commence à compter, je partage les jouets avec les autres enfants.

Je découvre la relation avec un animal et j’apprends à être autonome.

Baby Poney chez A petits pas

Au début de la séance c’est moi qui vais chercher mon poney et le prépare. Je le brosse, le selle, le câline, lui parle. Sous la surveillance et avec l’aide de mes parents et du moniteur, j’apprend à interagir avec mon poney.

Pendant la promenade je ramasse des feuilles et des fleurs, je vois les grands cavaliers qui montent sur les chevaux dans la grande carrière. Ils galopent, parfois ils sautent des obstacles, j’aimerais bien faire comme eux, je rêve à quand je serais grand. Et puis il faut rentrer à l’écurie. C’est moi qui range les affaires de mon poney et puis je lui dis au revoir.

 

Sans y penser, les baby-cavaliers vont améliorer leur équilibre, mais aussi le maintien de leur dos, leur coordination, leur compréhension. Les jeux les amènent à s’orienter dans l’espace, ils améliorent leur latéralisation, maîtrisent le loin et le près, ici et là-bas, devant et derrière. Ils se sociabilisent, partagent les jeux et les poneys, s’échangent quelques mots, le poney devient un lien pour aborder plus facilement l’approche des autres. C’est un nouveau support pour apprendre les couleurs, les formes, les postures, compter. Et c’est surtout un formidable moteur d’autonomie, de confiance en soi, et plus tard de rigueur.

Une phrase prononcée d’une petite voix retenti souvent dans le manège baby : « Moi tout seul ! »

Vous pouvez vous rendre sur le site de la fédération française d’équitation pour trouver les coordonnées du poney club le plus proche de chez vous sinon vous adressez aux mairies de vos communes ou aux offices de tourisme.

N’hésitez pas à posez vos questions je serais ravie de vous aider, mais aussi a partager vos adresses, vos bons plans, vos expériences, bonnes ou moins bonnes, vos craintes, etc…

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Me revoilà, Estelle, pour vous livrer mon retour d’expérience. Je vous ai déjà parlé équitation ici , vous y trouverez d’autres liens concernant le baby poney . Pour les 2 ans de mon Litchi, à Montpellier, j’ai cherché un cours de baby poney car il n’y en a pas vraiment par chez nous. Nous sommes allés grâce à une de mes lectrices chez A petit pas à Lansargues dans l’Ecurie de La Clausade . Super contact avec Anne Sophie la monitrice qui est vraiment au top. Mon Litchi a choisi son Poney et l’a emmené toute seule dans l’écurie pour le préparer. On l’a brossé etc mais comme il y avait des jeux dans le box, mon Litchi a voulu aller jouer et …. frustration, contrariété, c’était terminé. Elle n’a jamais voulu monter sur le Poney c’était des hurlement alors qu’elle a en déjà fait en promenade. Elle a seulement accepté de le promener en étant à côté. Malgrès la patience et la bienveillance d’Anne Sophie, rien à faire, on est restés bien 1h et en vain. On retentera car l’équipement est top, c’est vraiment comme une séance de motricité avec en prime la relation avec l’animal que je trouve géniale. Donc je le conseille vivement et j’espère que le prochaine fois, ma fille sera moins têtue et plus réceptive !

 

Alors, qui a déjà testé le baby poney avec son enfant ? 

 

Notre bibliothèque littérature jeunesse bienveillante

Parlons de la littérature jeunesse bienveillante.

Suite à mon post facebook d’hier soir, je vous détaille sur le blog le contenu de ma sélection de livres jeunesse en lien avec une éducation bienveillante et maternante.

Pour le détail :
La couleur des émotions , Quatre fleuves:
Un livre pop-up pour comprendre et apprendre à gérer ses émotions.
Grosse Colère , L’école des loisirs:
Comprendre ce qu’est la colère, la laisser sortir puis la ranger dans une boite quand on se calme.

Lapin mon lapin MeMo:
Les choses et règles de la vie (repas, coucher, séparation) Malika Doray a un style très poétique que j’aime beaucoup.

Aujourd’hui je suis , Mineditions:
Un mot/un dessins par émotion.

Balthazar caresse le chat, Hatier :
La série de livres basés sur la pensée Montessori , celui là parle de tendresse envers les animaux.

Les mots magiques, Hatier :
Livre sonore pour entendre en chanson les mots pour la politesse.

Ce que papa m’a dit, Albin Michel :
Livre philosophique sur le voyage, voir la vie autrement, le verre à moitié plein.

Mon amour , Albin Michel:
Un bijoux de littérature jeunesse sur l’amour maternel. Le meilleur de la série avec Astrid Desbordes et Pauline Martin.

Comme toi ,Gallimard jeunesse :
On y parle bienveillance envers les animaux qui sont nos semblables.

Les mains de papa, L’école des loisirs :
Casi pas de texte, on y parle de la présence du papa. Un papa maternant. Il est très parlant pour nous et plait beaucoup au Litchi. Cadeau à Mister B en salle d’accouchement 🙂

Je t’aimerai toujours quoi qu’il arrive , Gautier Langereau:
L’histoire d’un petit kangourou qui se demande si sa maman l’aimerait toujours dans diverses situations. Un livre qui rassure sur l’amour maternel.

Dans mes bras , L’école des loisirs:
Petit pinguin cherche la place qu’on pourrait trouver à son petit frère. Dans ses bras à lui ce serait pas une bonne idée au final ? Il fait parti de notre abonnement Titoumax donc le lien doit être la version cartonnée.

 

A venir : 

Devine combien je t’aime, L’école des loisirs :

Un livre pop-up sur l’amour entre un papa et son petit lièvre : « je t’aime grand comme ça ».

Bébé a faim, campagne Ulule :

Un livre de Virginie du blog Bougribouillons à propos de l’allaitement maternel. Hate de le recevoir !

 

Voilà pour ma petite sélection, il y en a biend ‘autres alors n’hésitez pas à ajouter votre contribution en commentaire !

 

 

 

Visite du parc Efteling aux Pays Bas avec un bambin

Nous sommes allés à Efteling avec notre Litchi de 2 ans , petit compte rendu.

En farfouillant sur groupon je suis tombée sur cette offre pour une nuit + une entrée par personne au parc Efteling aux Pays Bas pour 109€.

La photo m’ayant attirée je me suis renseignée et le concept m’a séduit. Lire la suite

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