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L'actualité de bébé

C’est dur d’être parent en 2018

La course à la perfection , la pression qu’on se met, la culpabilité, la multitude de choix et cette intolérance de la part des autres, c’est dur d’être parent en 2018.

Les avancées de la médecine , de la science et je dirai même des neurosciences ont fait évoluer les mentalités concernant la façon d’éduquer un enfant, de le comprendre et de l’accompagner pour devenir un adulte bien dans sa tête et bien dans sa peau. L’évolution du matériel, des technologies, des exigences en matière de sécurité, la prise de conscience de notre impact écologique font que notre façon de consommer change et qu’on est noyés dans une multitude de choix et de possibilités. Puis il y a les courants de pensée qui vont et viennent, des tendances , des modes ou tout simplement une évolution des mentalités au fil du temps qui font qu’on se remet en question et cherche à suivre la tendance ou à contrario, à se mettre à contre courant. Pour finir il y a l’afflux d’informations contradictoires , la folie des réseaux sociaux et le culte du paraître qui fait que l’on passe notre temps à échanger mais aussi et surtout à se comparer, se juger, donner son avis ou le recevoir.

Il n’y a pas de parent parfait, c’est un fait. C’était vrai hier et ce le sera encore demain. Sommes nous de meilleurs parents que nos parents , nos grands parents ? Nos enfants seront-ils de meilleurs parents à leurs tours ? Cette course à la perfection est étouffante. Elle va avec notre système capitaliste qui nous pousse encore et toujours à nous dépasser, à faire mieux, à faire plus.

Être parent c’est difficile, c’est éprouvant et quel que soit l’époque. Mais être parent en 2018 j’ai l’impression que c’est se prendre une rafale dans la tronche, que dis-je , un tsunami.

Pour vivre heureux vivons cachés, c’est bien là une thèse épicurienne sur la recherche du bonheur. Sartre disait aussi que l’enfer, c’est les autres. Dédicace à mon prof de philosophie, 10 ans que j’ai passé un BAC littéraire 🙂

Imaginez les parents qui entrent pour la 1er fois dans un magasin de puériculture. La future maman a une cacahuète dans le ventre et tous deux ont un sourire niais. Ils ne le savent pas encore mais ils vont ressortir de là avec le cerveau en bouilli et la sensation d’être complètement paumé. Cette sensation ne nous quitte plus trop en fait. Du jour où on se lance dans l’aventure de la parentalité avec la phase pas forcément simple pour tout le monde de la reproduction (j’ai bien dit se reproduire car s’accoupler, ça, on sait tous faire 😉 ) jusqu’au jour où on ferme les yeux définitivement, on sent perdu face à ses enfants, avec toujours l’envi de faire au mieux. La première étape c’est donc la conception puis , la gestation. Ce temps de préparation nécessaire avant le grand bouleversement. Pendant ce temps là on organise, on se renseigne, on apprend :

Comment le nourrir, l’occuper, le changer, l’habiller, le promener, le coucher. Toute une organisation matérielle qui poussent les parents à devoir se projeter. Choisir si berceau cododo ou lit à barreau dans sa chambre, si poussette trio ou moyen de portage, si sein ou biberon, si tapis d’éveil ou parc etc … C’est bien difficile en tant que conseiller vendeur d’accompagner les parents à s’organiser sans savoir comment ça va se passer en réalité. Quels sont leurs envies avant même d’avoir leur bébé dans les bras.

Puis vient le moment de la naissance. Cette grosse claque suivie d’un grand moment de solitude : bordel c’est qui ce petit humain , je dois faire quoi ?

Concernant la façon dont on « doit » s’occuper d’un enfant il y a tout et son contraire et chacun y va de son petit conseil, son expérience, son opinion. Si on manque de confiance en soi en tant que parent on se fait inonder. Déjà qu’on est paumé et crevé, autant dire qu’on est loin, loin … Soit on écoute son entourage et on applique sans réfléchir soit on prend les devants et on va chercher l’information. Et là c’est le début de la fin car de l’information il y en a en veux tu en voilà !

Coucou le maternage proximal (cododo, portage, allaitement .. ), l’éducation bienveillante, la motricité libre, les pédagogies alternatives, le minimalisme, la slow life, l’objectif zéro déchets , la DME , la HNI , signer avec bébé etc … Plus on en apprend et plus on se noie ou plus on s’enferme. Soit on applique bêtement à la lettre, soit on sait encore moins quoi faire, soit on papillonne à droite à gauche.

Ceux qui appliquent à la lettre s’enferment, se sectorisent et deviennent souvent intolérant à la différence alors qu’ils sont le plus souvent eux même à contre courant.

Ceux qui ne savent plus quoi faire sont à la recherche d’un maître à penser, d’un guide , d’un influenceur et perdent à la fois leur pouvoir de décision et leur confiance en eux.

-Puis ceux qui prennent de la distance, papillonnent et se font leurs propres idées arrivent pas trop mal à s’en sortir mais à force de papillonner on peut quand même avoir bien du mal à être sur tous les fronts et je fais clairement partie de cette catégorie.

La discorde est le plus grand mal du genre humain, et la tolérance en est le seul remède. Voltaire

C’est un peu là où je voulais en venir. À trop vouloir bien faire on se perd soi même et on devient intolérant autant envers soi même qu’avec les autres.

Très souvent je me dis « mais comment ils font les autres, bordel !? ». Exemple typique de chez moi, je voie passer deux nénettes de max 18 ans avec leurs bébés dans des poussettes ou des enfants à bout de bras . Bon, première réaction , je juge intérieurement et je me pavane avec ma fille en trottinette, une compote maison bio et un livre « Balthazar découvre les lettres  » dans son joli sac, un casque noté 10/10 au crash test sur la tête (je plaisante ya juste la trottinette et moi qui négocie en perdant ma bienveillance avec ma fille pour qu’elle arrête de bouder au milieu du trottoir car c’est pas la bonne couleur de goudron alors qu’on est en retard). En vrai je me demande , es ce qu’elles galèrent autant que moi ces petites jeunes dont les enfants mangent un paquet de chips à 10h bien emmitouflés dans leurs poussettes rose à motif léopard avec les titounis sur le smartphone pendant que les mamans papotent, une cigarette au bec. Es-ce qu’ils galèrent et es-ce qu’ils sont heureux ces gens qui n’ont pas une énorme et pesante réflexion sur l’enfance ? Et je crois que c’est là la clef. Es-ce vraiment important de se prendre la tête sur le moindre fait, le moindre achat, le moindre sujet de discussion. Et puis surtout es-ce nécessaire de propager tel un messie des messages car ce qu’on pense, c’est forcément LA façon dont tout le monde devrait penser ?

Nous ne sommes pas obligés d’opter pour le pack complet du parent alternatif. Ce n’est pas parce qu’on est sensible à un sujet qu’on doit l’être sur un autre et chacun a sa vérité propre. Puis l’essentiel c’est d’être heureux, bien dans son corps, bien dans sa tête. Si tes convictions t’isolent et t’empêchent de vivre, revois peut être tes exigences, non ? Es-tu obligée d’être toujours un modèle pour ta famille et ton entourage ou n’as tu pas envie de relâcher la pression et lâcher prise ?

Ne peut-on pas se contenter de sa petite famille, ses petites et grandes galères et laisser les autres tranquilles ? Ne peut-on pas s’entraider plutôt que se juger mais s’entraider sans imposer sa façon de fonctionner ?

C’est possible d’arrêter cette course à la perfection, cette culture du paraître qui n’entraîne que du stress, de la culpabilité et de la jalousie ou du moins de l’envie ?

Peut-on fermer les livres sur la parentalité , éteindre son smartphone et VIVRE sa vie , être heureux comme on en a envie ?

Être parent c’est difficile, on avance à tâtons toute sa vie en espérant faire au mieux et que ça suffise. Peut-on envisager d’être plus cool sur ses propres exigences et faire fit du regard des autres ?

What is the question et bon courage à tous les parents ,quels que soient vos choix.

Et si je n’étais plus là

Et si il m’arrivait quelque chose et que ma famille devait continuer à vivre sans moi. Voilà l’objet du jour , pas très joyeux je vous l’accorde …

Ce matin en prenant la route très , très tôt pour prendre le bus (à 4h du matin précisément ) j’ai pensé à ma grande peur depuis la naissance de ma fille et j’ai eu envie de vous en parler.

Je suis du genre à toujours penser au pire , à toutes les possibilitées par rapport à une situation. Ça me permet de me préparer psychologiquement et si la situation se présente , je suis plutôt calme, j’ai déjà tout prévu donc je passe en pilote automatique et je suis dans l’action.

Depuis que je suis petite j’ai un seul et casi unique sujet de cauchemar, les cambrioleurs. C’est bête mais vraiment, c’est ma grande peur nocturne. Je me couche jamais côté porte et je vérifie TOUJOURS que toutes les portes soient fermées avant de me coucher. J’ai d’ailleurs fait une thérapie à ce sujet en même temps que pour mes deux autres sympathiques phobies, je suis émetophobe et hematophobe (phobie de vomir et du sang). Tout est lié, j’ai un léger soucis de contrôle , je ne supporte pas perdre le contrôle sur les évènements. Pas pour rien que j’ai une légère tendance à prendre le leadership 😀 . En gros je ne supporte pas ne pas pouvoir contrôler ce qui sort ou rentre en moi (j’ai aussi très peur du viol mais ça à la limite c’est courant en tant que femme d’avoir cette peur hein…). Et oui, j’ai paniqué à l’accouchement quand les contractions étaient telles que mon corps poussait tout seul, j’ai fait un gros blocage à ce moment là . Bref je m’égare,c’est pas du tout de ça que je voulais vous parler , stop la thérapie 😀

S’est ajoutée à cette peur du cambriolage , la peur des attentats. Charlie Hebdo en plein dans ma fausse couche interminable , ceux du 13 janvier en sortant de la maternité avec mon Litchi (faites gaffe, le jour où j’annonce ma grossesse, restez planqués autour de la DPA … #humournoir ). Puis le 14 juillet quand il se passait ce qu’il se passait à Nice, j’étais justement en train d’imaginer en allant voir le feu d’artifice de chez moi que ce serait un carnage si quelqu’un faisait un attentat à ce moment là (le jour où je visualise un autre attentat ,j’appelle BFM promis 😉 ).

Donc depuis la naissance de ma fille, ma plus grande peur c’est qu’il m’arrive quelque chose , que je meure et que mon homme et ma fille aient à vivre sans moi (mon chien devrait survivre lui ça va ). Très égocentrique comme délire vous constaterez. J’ai également peur qu’il arrive quelque chose à mon homme, à ma fille , à mes parents etc mais ça c’est de toujours, comme je l’ai dit plus haut. Quand l’homme part en déplacement j’ai besoin d’un message à son arrivée et notre code d’honneur c’est de toujours s’envoyer au moins un message en allant se coucher quand on est pas ensembles. Pour mes parents et autres membres de ma famille, j’ai toujours un coup de stresse quand on m’appelle à une heure non habituelle. D’ailleurs, le matin de la fête des pères, quand mon père m’a appelé, une partie de moi savait déjà pour ma grand-mère.

Perdre sa maman, c’est un deuil impossible. Ma mère a perdu la sienne à 18ans , mon père, à 95 ans et quelque soit l’âge et la situation, c’est un deuil impossible. Alors j’ai cette pression au dessus de ma tête depuis que j’ai ma fille : tu n’as pas le droit de mourir. C’est comme ça, c’est pas une option envisageable. C’était vraiment très pesant pour moi pendant plus d’un an avec l’allaitement. Mon Litchi était très fusionnelle et rester avec son papa c’était déjà compliqué alors imaginer que je sois seulement hospitalisée quelques jours c’était la fin du monde dans ma tête. Je ne m’autorisais donc pas à être malade et encore moins à mourir. Ste pression … Puis vers 1ans elle a commencé la crèche , a accepter des biberons et à 2ans je suis partie pour la première fois une nuit (et même 2 direct ) sans elle et … Ça s’est bien passé ! (Puis fin de l’allaitement dans la foulée). Depuis je souffle un peu, je suis plus sereine MAIS la peur qu’il m’arrive quelque chose est toujours présente.

Alors je fais des trucs con avant de partir. Quand j’ai à m’abstenter plus d’une journée je fais comme si je pouvais ne jamais revenir. Je lui met des petits messages sur son Ocarina, j’ai des grandes discussions en amont déjà pour la préparer à mon départ et puis pour caser quelques petites choses si jamais. Je la serre fort dans mes bras et lui fait pleins de bisous au cas où ce soit la dernière fois et puis pareil à Mister B sauf que j’assume pas et j’en fais pas des caisses avec lui 😀 . Je peux laisser un petit mot sur la table aussi où dans le lit. Le ménage est fait, les courses, le linge bref je peux partir sereine.

J’ai d’abord peur de l’accident de voiture car statistiquement et chronologiquement parlant c’est quand même le plus probable en France, en 2018. Puis si je vais sur Paris j’ai vraiment cette peur des attentats. Elle est irrationnelle, elle m’énerve car je supporte pas avoir cette peur débile car j’ai plus de risques de mourir d’un cancer que zigouillée par un abrutis avec une calash ou une ceinture d’explosif mais c’est comme ça. Merci les infos , merci la psychose autour des attentats : j’ai peur . J’ai peur à Paris dans la rue mais surtout dans les transports en commun. J’ai peur dans les gares , j’ai peur dans les rassemblements (oui j’ai imaginé à comment je pourrais fuir si un taré entrait sur la péniche aux efluent Mum pour faire une rasia de blogueuses maternité ). Je me sentais plutôt en sécurité dans mon boui-boui du nord de la France mais plus maintenant , j’ai lu qu’il y avait eu des arrestestations même chez moi bordel de nouille et depuis , même chez les chtit, j’ai peur …

En plus de la peur de mourir et de laisser d’abord ma fille, mon bébé d’amour sans sa maman puis de mon homme sans sa compagne, j’ai cette aprehension de comment les gens vont être mis au courant. Comment ma famille , mes amis plus ou moins proches pourraient l’apprendre. Comment mes lecteurs pourraient l’apprendre. Comment ça se passerait mon blog , mes RS , mes groupes si je n’étais plus là . Oui j’y pense , c’est con mais j’y pense.

Comme ça vous savez, s’il m’arrive quelque chose un jour, je veux que la terre entière soit au courant dans la journée sait on jamais qu’il faudrait un nouvel ordre mondial pour survivre à une vie sans Mme Estelle Baby’mat 😀

Bon et sinon, rassurez moi, vous y pensez vous aussi où je suis complètement timbrée ?

Sur ce le bus arrive à la gare routière à Paris … Joie !

La Grèce avec un bambin

En Juin/Juillet 2017 nous sommes partis en Grèce avec notre fille. Une partie en voilier dans les Sporades et l’autre moitié dans les terres.

Alonisos

Et oui, je suis un chouia en retard sur cet article puisque ça fait un an (17 Juin 2017) que nous sommes partis en vacances en Grèce avec notre Litchi âgée à l’époque de 20 mois. Comme pour chacune de nos vacances (#onapasdesous) , on a eu des super opportunités. Mes parents ont un voilier en association depuis que je suis au collège . ça permet de partager les coûts et de pouvoir faire des plus grandes navigations en se passant le relais. L’an dernier le bateau était donc en Grèce et mes parents ont offert à tous leurs enfants le temps sur le bateau (car chaque passager cotise au près de l’asso).  Nous avons tous pris une semaine en bateau puis une semaine dans les terres . Toute une organisation faite par mes parents, on pouvait même utiliser leur voiture sur place à tour de rôle. Nous on devait gérer le trajet aller-retour et la partie dans les terres.

L’avion

Au départ de Bruxelles

Le sujet qui fâche … Pardon pour la digression mais faut que je le raconte quand même.  C’est l’homme qui pour la 1er fois a géré le programme de nos vacances, moi je me suis occupée de la partie matérielle. On a pris nos billets d’avion de Bruxelles à Athènes car c’était plus chers de Lille et on est qu’à 3h de Bruxelles.  Sachez qu’il y a DEUX aéroports à Bruxelles,  » Bruxelles Charleroi sud » et « Bruxelles » . Celui de Charleroi c’est uniquement les vols Ryanair. On y a pris l’avion en Mai. Puis il y a l’aéroport de Bruxelles pour toutes les autres compagnies dont celle pour notre vol pour la Grèce. Nous avons pris nos billets avec volotea en Janvier pour Juin, très peu cher, de mémoire on a payé dans les 200€ pour l’aller retour à 3, mon chien a été chez une dog-sitter. Mister B a réservé un parking privé low cost quelques semaines avant de partir, en dehors de l’aéroport. On savait qu’on prenait l’avion pas du même aéroport que notre dernier vol. On était dans les temps, dépose de la voiture au parking, navette sans siège auto, bon euh tant pis pour sécurange … On arrive à l’aéroport et on se dit « tiens, il ressemble beaucoup à celui de la dernière fois, c’est rigolo ». Puis on commence à chercher notre vol sur les panneaux et là … le grand moment de solitude. Il n’y a que des vols Ryanair sur le tableau et absolument rien direction la Grèce. Le temps que ça monte au cerveau et qu’on se décompose : « PUTAIN DE MERDE ON EST PAS AU BON AEROPORT » (la politesse est loin dans ces moments là ) . Vous l’aurez compris, Mister B a juste pas vérifié de quel aéroport on partait en réservant le parking ni en entrant l’adresse dans le GPS et voilà l’erreur qui nous a coûté cher. Nous voilà à courir partout avec les valises et une petite fille en porte bébé qui ne comprenait rien, en vain, c’était juste mort pour notre avion.  Evidemment on l’a loupé , chapeau à Mister B qui a pris la situation en main car n’ayant pas du tout géré la logistique pour une fois, j’étais juste en larmes, incapable de réagir. On a réservé par téléphone ou je ne sais plus comment, un autre billet pour le lendemain en payant plein pot. Mes parents nous ont offert les billets, un grand merci à eux car c’était 2x le prix qu’on avait mis en Janvier pour l’aller-retour … Puis toujours grâce à mes parents (mes parents sont géniaux je vous l’ai déjà dit ?), on est parti chez des amis à eux à Liège pour y passer la nuit et repartir tranquillement le lendemain ( car refaire la route le jour même puis le lendemain c’était no way). Le lendemain on a pris notre avion avec un autre parking low cost qui avait un siège auto (big up à eux ! ) et nous voilà en partance pour la Grèce. Super compagnie Volotea, il y avait un sac offert aux enfants avec des petits goodies, on a eu un repas alors qu’on a passé 3h en avion, c’était cool. Mon Litchi a réussi à un peu dormir, on arrivait tard le soir. La voiture de mes parents nous attendait au parking courte durée qu’on a payé évidemment une blinde en arrivant plus de 24h après la date prévu … on avait un double des clefs et en route pour Volos.

Le bateau

En navigation avec le sukkiri

Arrivée au petit matin sur le port de Volos où mes parents nous attendaient, on embarque sur notre voilier et on part direct vers les Sporades. On dort un peu et puis on souffle : ça y est on est en vacances ! Direction Skopelos dans l’anse de Panormous. Les Sporades ce sont un groupement d’îles au Nord Est de la Grèce, en mer Egée. Nous sommes essentiellement restés entre Skopelos et Alonisos qui sont moins touristiques et plus sympa que Skiathos et Skyros.

Skopelos , anse de panormous

Nous avions une cabine pour Mister B et moi et une pour mon Litchi mais concrètement, elle a surtout dormi avec nous. La vie à bord était assez simple. En navigation mon Litchi, si elle voulait bouger, était attachée avec un harnais au bateau et ou avait un gilet de sauvetage. Si bien tranquille, elle était sur moi dans le sling Sukkiri. Elle a bien joué dans le cockpit (partie arrière du bateau) à transvaser avec un seau d’eau, des bols gigognes puis des tupperwares et éponges qui traînaient que ce soit en navigation ou à bord au mouillage. On n’avait pas encore l’Ocarina donc on avait pris la tablette pour avoir sa musique et des dessins animés parce qu’en cas de force majeur, ça dépanne bien ! On avait quelques livres également, j’avais demandé à ma mère de prendre un imagier et les jeux de plage/transvasement.

On a fait un peu de kayak, pour aller sur la plage ou se balader dans les calanques, mon Litchi a adoré le Kayak !

On passait pas mal de temps à la plage pour se baigner et se dégourdir les jambes et on s’est aussi baigné directement en sautant du bateau. Peu de navigation mais un peu tous les jours pour changer de décors.

On a plusieurs fois mangé au restau car c’est vraiment peu cher en Grèce les restaurants et la cuisine méditerranéenne , c’est plus notre culture alors on en a bien profité ! Un restau les pieds dans l’eau, sur des petites plages avec peu de monde, avouons que c’est juste paradisiaque en fait !

La Grèce c’est le royaume des chats !

La semaine en bateau était en mode farniente, on était 4 pour s’occuper du Litchi donc c’était easy. On a pu sortir en amoureux et ça c’était quand même le grand luxe.

On est reparti en ferry en prenant les billets sur place pour rejoindre Volos et la voiture.

J’avais pris son petit sac avec une poupée, des petits livres, son téléphone V-tech, des crayons et je ne sais plus quoi d’autres mais pas grand chose, surtout pour les trajets voitures, l’avion et quand on était dans les terres. J’avais fait une petite shopping list ici.

Dans les terres

Voir ensemble, toujours plus loin, toujours plus grand.

Première étape, direction Delphes dans un petit camping perdu dans les collines, le Delphi camping.  Super camping, mes parents y étaient déjà allés et on avait leur tente pop up mais pas du tout 3s car grand modèle. Il y a une super piscine avec une vue imprenable sur la vallée et les gérants qui parlent français, font leur propre huile d’Olive qui est super bonne. Il faut qu’on en commande depuis 1 ans d’ailleurs … Le moment compliqué fut en arrivant casi de nuit pour installer la tente qu’on avait jamais utilisé et sans rien y voir. Le fait est que pour la replier on a mis bien moins de temps le lendemain matin ! Nous sommes allés visiter le site archéologique  Antique et le musée. Ce qui est super c’est que le site a été en grande parti découvert par des archéologues français donc tout est traduit en français pour les explications. Le site est magnifique avec une vue époustouflante. Il faisait très, très chaud, on était en pleine canicule sur toute l’Europe donc imaginez quand on vient de Boulogne sur mer et qu’on prend la canicule en Grèce 😀 . Nous avons eu du 40°C de moyenne sur toute la durée du séjour dans les terres donc nous avons visité les sites au plus tôt le matin et on a fait les musées en début d’après-midi pour être au frais. Tous les sites antiques sont en hauteur, on grimpe tout le long mais il y a souvent des points d’eau : OUF

Delphi camping

Nous sommes ensuite partis sur Athènes, en banlieue pour loger chez des amis à mes parents (oui ils ont des amis partout, allez savoir). C’était le super bon plan puisque vous l’aurez compris, nous n’avons payé aucun logement sur toute la durée du séjour, sauf une nuit en camping … On a dû improviser pour les jours restant sur Athènes pour savoir quoi faire chaque jour en fonction de la chaleur qui a, au final, peu varié comme je l’ai dit plus haut, autour des 40°C.

Visite de l’Acropole à Athènes

Nous avons passé 2 jours à Athènes pour visiter l’acropole , les sites autour et un musée. Mister B a pris le full ticket, un peu cher mais ça vaux le coup car les sites autour sont en fait plus sympa et moins touristiques que l’acropole. L’acropole justement, on devait y être à l’ouverture mais c’était sans compter sur les aléas des transports en commun quand on ne comprend rien à la langue. Je crois qu’on y était au final vers 10h et oui, on a souffert pour monter jusqu’en haut avec une foule pas possible. C’était à faire, à voir mais c’était vraiment compliqué avec mon Litchi sur le dos et la chaleur étouffante. Le lendemain, nous avons été, sous les conseils des amis à mes parents, Grecquo-français , sur une plage pas loin d’Athènes, puis faire un peu les boutiques à la fraîche dans un centre commercial avec une belle aire de jeux et on a profité de la maison qui était très agréable.

Musée de Delphes

Jour 4 direction le site d’Epidaure à 2h d’Athènes. Chaud, très chaud encore une fois donc nous qui voulions visiter plusieurs choses autour, on a finalement cherché une plage pour aller reprendre vie après la visite du site antique. Epidaure c’est sympa, on y va surtout pour le théatre Antique qui est immense et vraiment bien conservé par rapport aux autres sites que l’on a visité. C’était le plus impressionnant . Tout ce qui était stades et pistes de course, au final, c’est une ligne droite de terre et quelques cailloux, pas très foufou bien que chargés d’Histoire et les temples etc sont quand même pas en super état, faut avoir de l’imagination. Je ne retrouve pas le nom du village fortifié où nous avons mangé puis de la plage avec une eau super chaude qu’on a faite au retour mais c’était un changement de décors car plus du tout dans l’Antiquité.  Au retour nous nous sommes également rapidement arrêté au canal de Corinthe, c’est impressionnant mais comme c’est une route avec un gros trafique, c’est pas non plus très agréable de s’y éterniser.

Théatre antique d’Epidaure

Jour 5 nous avons terminé notre séjour en allant au Cap Sounion pour voir le temple de Poséidon. Comme tous les sites Antiques, c’est en hauteur , en haut d’une falaise donnant sur la mer. Nous avons d’abord été à la plage qui a vue directe sur le site, on nous avait conseillé d’aller au temple en fin de journée et même mieux, au coucher du soleil. J’ai vraiment un souvenir fort de cette plage avec ses rochers plats dans l’eau et une légère marée qui a crée des petites piscines. L’eau était simplement bouillante, on était comme dans sa baignoire puisque ça avait chauffé sur la pierre au soleil quelques heures. C’était impressionnant d’être dans un bain d’eau de mer ! Pour se rafraîchir il fallait aller plus au large. Le temple, c’est notre déception du séjour car l’entrée n’était pas donné et il n’y avait vraiment pas grand chose à voir. Une belle vue certes mais on voit bien le site de l’extérieur donc si je peux vous conseiller une économie c’est bien celle là, contentez vous de la plage !

Plage du Cap Sounion

Puis jour 6, nous voilà sur le retour, pas d’anecdote sur le trajet, tout s’est passé NORMALEMENT !

Mes petits conseils pour partir en Grèce, en été et en bord de mer avec un bambin :

– Ne choisir des lieux qu’avec piscine ou plage pas loin.

– Dans les Sporades et même autour d’Athènes, toutes les plages que nous avons faites étaient des plages de cailloux. Avec la chaleur, impossible d’y marcher pieds nus (adulte comme enfant) donc prévoir des chaussures d’eau avec une vraie semelle (pas juste en néoprène).

Chapeau bien couvrant, lunette et bonne crème solaire ça c’est assez logique et concernant les vêtements, j’ai misé sur des tee-shirt et short en coton, léger mais un minimum couvrant. Retrouvez ma sélection été 2017 pour le détail.

Un porte-bébé, en poussette les sites Antiques ne sont pas praticables. C’est souvent en hauteur donc ça grimpe avec beaucoup d’escaliers, même en enfant qui marche va rapidement fatiguer. J’avais mon sukkiri (water sling) pour le bateau et mon Boba 4G pour les sites Antiques. Un préformé avec grille d’aération est un plus mais j’ai survécu en portant ma fille tout le long ou presque des visites, par 40°C avec notre boba gris donc je pense que l’aération n’aurait pas non plus changé grand chose.

-Une chose dont je me souviens c’est qu’en Grèce on trouve casi pas de compote (et ma fille en raffole) ! En fait, dans les magasins on s’y perd car déjà on ne comprend pas si c’est écrit qu’en Grecques et on a pas les mêmes habitudes de consommation. En tant qu’adulte on s’adapte mais avec les enfants c’est toujours plus compliqué.

-Pour s’occuper, un enfant de 12 à 36 mois va prendre plaisir à faire du transvasement, vous trouverez facilement de quoi proposer quelques éléments de dînette, des bols, des bassines, des tupperware, des cuillères, éponges etc… Ce sera super pour jouer dehors et à la plage. Pour la sélection de jouet, forcez vous à tout faire rentrer dans un petit sac à dos enfant en ne prenant que l’essentiel, ce qui lui plaît sur le moment.

En conclusion, mal grès les déboires d’avion et le plouf de mon smartphone en kayak, on a passé des super vacances de la mort qui tue. La Grèce c’est vraiment un beau pays avec tellement de choses à voir et à faire ! Avec un enfant c’est super mais si on peut éviter d’y aller en pleine canicule, c’est mieux ! 

Delphes

Le jeu libre : environnement préparé et positionnement de l’adulte

Aujourd’hui je vais vous parler de l’importance du jeu libre : comment le mettre en place à la maison et se positionner en tant qu’adulte.

Le jeu libre c’est quoi ?

Parler du jeu libre est en fait un pléonasme car le jeu est libre de par sa définition. Le jeu est un droit légitime et fondamental de l’enfance. Le jeu est universel, inné, spontané et permet à l’enfant de se développer. L’enfant a un besoin inné de jouer, de se socialiser, d’apprendre et de découvrir. Le jeu à un rôle éducatif, social, cognitif et thérapeutique.

Alors qu’entend t-on par jeu libre ?

Le jeu libre, l’activité autonome s’oppose à l’activité encadré , au jeu structuré. Par jeu libre on entend de laisser l’enfant s’approprier son corps et le matériel à sa disposition sans que l’adulte n’ai à intervenir. Le jeu libre permet à l’enfant de développer sa confiance en soi, stimuler sa créativité, son autonomie et faire de nouveaux apprentissages. Pour favoriser le jeu libre, la clef de la réussite c’est d’avoir un environnement préparé, adapté et d’adopter en tant qu’adulte le bon positionnement. Creusons donc ces deux notions.

Quel est le rôle de l’adulte dans le jeu libre ?

Pour favoriser le jeu libre l’adulte intervient mais indirectement.

L’environnement préparé

Il s’agit en premier lieu de préparer l’espace de jeu, l’environnement de l’enfant.  Choisir du matériel, des jeux et jouets adaptés à l’âge, aux compétences et aux intérêts de l’enfant puis les disposer, les présenter de manière à ce que l’enfant ai à la fois envie d’y jouer et que cela soit possible en toute autonomie.

Les jouets, objets sont présentés à hauteur d’enfant, dans ou sur des meubles bas. Ils sont soit classés par catégories dans des caisses/boites quand il s’agit de plusieurs petits objets équivalent ( par exemples les legos, la dînette ), soit présentés à l’unité dans des casiers, sur une étagère ou une petite table ( par exemples des bols gigognes, une boite à forme). C’est à l’adulte de sélectionner ce qui convient sur le moment à l’enfant et il peut faire un choix avisé seulement s’il a observé l’enfant jouer. La rotation des jouets est très souvent intéressante car laisser trop de choix à l’enfant, tue le choix. L’enfant papillonne, manipule quelques minutes un jouet et passe à autre chose puis quand il a fait le tour, semble s’ennuyer. Il a en fait trop de propositions et n’arrive pas à se fixer.  La rotation a également l’avantage de renouveler l’intérêt de l’enfant pour un jouet. Quand l’enfant semble se désintéresser d’un jouet pendant plusieurs jours, retirer le jouet en question de sa vue pendant plusieurs jours ou semaines et lui représenter par la suite, donnera la sensation à l’enfant d’avoir un nouveau jouet et il reprendra tout son intérêt.

Pour que l’enfant puisse évoluer librement dans son espace, il est indispensable que celui ci soit sécurisé et sécurisant. Le tapis de sol est le premier espace de jeux hors des bras des parents. Pour que l’espace de jeux soit sécurisé, mettez-vous à hauteur d’enfant et observez autour de vous. Il est important de distinguer quels sont les dangers potentiels à la portée de l’enfant de ceux des « bêtises » qui sont gênantes, on en convient mais qui ne vont pas porter atteinte à la santé physique et morale de l’enfant. En premier lieu on sécurise la pièce des dangers et risques d’accidents domestique puis on voit à l’usage ce qu’on écarte pour éviter les « bêtises » si besoin en est.

En conclusion, plutôt que d’entasser et d’accumuler des jouets et jeux dans des coffres, caisses etc , sélectionnez et présentez joliment et de manière facilement accessible quelques objets (le nombre varie en fonction de l’âge de l’enfant). La mise en scène peut également être une belle invitation au jeu alors n’hésitez pas à vous amuser vous à préparer de temps en temps un univers prêt à jouer à votre enfant. Cependant, laisser l’enfant créer par lui même est tout autant important, tout est dans l’équilibre des propositions. C’est dans un environnement adapté et sécurisé que l’enfant peut jouer librement. 

Le positionnement juste de l’adulte.

Quand on se forme à l’encadrement d’un groupe d’enfant en bas âge : professionnel de la petite enfance ou de la motricité entre autre exemples, on nous apprend à nous positionner et à observer les enfants. L’observation Piklérienne a beaucoup apporté au secteur de la petite enfance. Motricité libre et jeu libre vont de pair. Apprendre à observer un bébé c’est entrer en communication avec lui, un bébé s’exprime par son corps, ses mimiques, sa gestuelle, ses bruits avant d’utiliser la parole. On est dans un langage non verbal, un langage tonico émotionnel. Il n’y a qu’en l’observant qu’on peut entrer en interaction, apprendre à le connaître.  Et quand on apprend à connaître l’enfant on se rend compte de ses capacités, ce qu’il fait de lui même, sans notre aide. La motricité libre prend tout son sens et une relation de confiance se noue entre l’adulte et l’enfant.

Pour observer un enfant et favoriser à la fois la motricité et le jeu libre, il suffit à l’adulte de s’installer dans l’espace de jeux proche de l’enfant, à sa hauteur ( donc allongé ou assis) et de porter son attention sur lui. Quand l’enfant entre en interaction, on communique, on échange et quand l’enfant joue seul, on observe simplement avec un regard bienveillant. Outre les premières semaines, mois ou l’interaction parent/enfant est assez primordiale, vous constaterez rapidement que vous n’avez pas besoin de jouer physiquement avec votre enfant. Jouer seul ne veut pas dire jouer de manière autonome dans une autre pièce, ça veut déjà dire se mouvoir et utiliser les objets qui l’entoure sans que vous n’ayez à intervenir physiquement. Pour se faire, il est important d’apporter à l’enfant une sécurité affective. On a parlé plus haut de la sécurité matérielle de la pièce mais votre simple présence, votre attention sur lui permet à l’enfant de se sentir en sécurité et il sera ainsi capable de s’exprimer librement et de manière autonome.

Le secret du positionnement juste de l’adulte c’est d’assurer une présence, une sécurité affective et matérielle, de laisser des portes ouvertes (au sens propre comme au figuré 😉 pour laisser libre cours à l’imagination, à la spontanéité et à l’autonomie de l’enfant. Le rôle de l’adulte c’est de s’ajuster, s’accorder à et avec son enfant, on se rend disponible pour, on propose mais jamais on impose, jamais on étouffe et jamais on abandonne (du moins on évite).

 

Pour aller plus loin : 

L’importance capitale du jeu libre

L’observation Piklerienne

Jeu et réalité, Winnicott

Loczy ou le maternage insolite

Un petit deuxième ?

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de mon état d’esprit du moment, ma réflexion sur la famille : un petit deuxième ?

https://fr.freeimages.com/search/stick-people

( et là on retrouve tous les curieux qui ont cliqué direct pour SAVOIR, surtout mes proches :p, haha )

Je suis la petite dernière issue d’un remariage, j’ai plus de 10 ans d’écart avec mes demi frères et sœurs et cette sensation d’avoir grandi en tant que fille unique pendant mon enfance, tout en ayant bien conscience à présent d’être au centre d’une « famille nombreuse ». Le schéma familial du côté de l’homme est quasi équivalent et nous avons très bien vécu notre enfance l’un comme l’autre. L’idée de reproduire le même schéma (bon sans le divorce au milieu hein, ce serait plus sympa) est tout à fait naturel pour nous.

La famille idéale.

J’ai toujours voulu être maman jeune puis maman moins jeune (pour ne pas dire vielle 😀 ). Le premier objectif est presque atteins, je voulais avoir mon 1er bébé avant 25 ans mais fausse couche oblige, j’ai eu ma fille quelques mois APRES avoir eu mes 25 ans.

A la base je voulais 2 enfants avec 10 ans d’écart. Au fur et à mesure c’est devenu, « bon allez 2 voir 3 enfants avec 5 ans d’écart chacun ».  On est plutôt d’accord sur 2 enfants et l’homme a toujours validé les 5 ans d’écart. Pourquoi 5 ans ? Car je n’ai pas du tout, du tout envie d’avoir des enfants d’âge rapproché. Pour moi, avoir moins de 3 as d’écart entre deux enfants c’est juste l’angoisse. Cette sensation d’avoir 2 bébés en même temps mais le premier ayant eu plus de temps pour lui, de ne jamais sortir des couches, des nuits pourri, du terrible two etc etc … J’ai vraiment, vraiment stressé même en ayant un stérilet, de tomber enceinte les 2 premières années de mon Litchi. Depuis la rentrée 2017, je me suis détendue et si c’était arrivé à partir de là, ça n’aurait pas été autant la catastrophe dans ma tête que quelques mois plus tôt.

En fait, j’aime tellement l’univers de la petite enfance que j’ai envie de m’y consacrer à fond. J’ai envie de pouvoir accorder mon temps et mon attention à ce petit être en devenir et pour cela, ça me semble indispensable que l’aîné soit suffisamment autonome pour me permettre de me consacrer plus amplement au ptit dernier.

La réalité

Il y a surtout l’envie, l’envie d’avoir à nouveau un bébé. Mon Litchi a été un bébé très « peau de colle » comme j’aime le dire. Elle a été allaité 2 ans, a dormi 1 an qu’en portage puis quasi 1 ans de plus sur moi dans le canapé. Je savoure la sieste dans son lit depuis ses presque 2 ans et ça, ça change la vie. Elle grandie, est de plus en plus autonome, la part de bébé en elle disparaît petit à petit et c’est fort agréable. En constatant cela on en a rediscuté avec l’homme mais on s’est dit que c’était quand même vachement cool ce moment de calme, d’équilibre que l’on a trouvé et qui nous convient bien. Pour le moment l’envie d’un nouveau bébé n’est pas là, on sort à peine de cette phase et on a envie d’en profiter un peu. On s’est même dit que si l’envie ne revenait jamais, c’était très bien aussi. On avait prévu 2 enfants mais on ne va pas faire un autre bébé juste pour coller à notre idée de la famille idéale.

Sauf que, il y a quand même ce pincement à chaque nouvelle étape. Il y a tous ces cartons de vêtements qui s’entassent au grenier, tous ces produits soigneusement pliés et rangés en attendant le prochain. Je n’ai toujours pas mis en carton ses couches alors que ça ne sert clairement plus depuis des semaines. Je suis présentement dans le dilemme du « bon, es ce que je stocke ou es ce que je vends ? ». Il y a aussi mon travail, ma passion qui si je n’ai plus de bébé sous la main, me fait perdre un peu mes compétences quand même. OK, c’est pas la super méga bonne raison mais ça y joue, je l’avoue 😀  Et après toutes ces discussions et réflexions il y a eu ce truc, ce petit truc qui a semé le doute la semaine dernière. D’un coup ça m’a pris comme une envie de … vous connaissez l’expression, j’ai eu un flash en plein atelier de motricité : ohhhhh je veux un nouveau bébé.  Les heures ont passé, je me suis vue y réfléchir et puis trouver des arguments pour faire taire cette petite voix :

– On a un bon équilibre là, on est bien

-On est habitué au rythme qu’a eu notre Litchi, notamment pour la nuit : coucher assez tôt (20h30/21h), plusieurs réveils MAIS, réveil définitif tard. C’est juste vital pour moi, elle ne fait toujours que rarement des nuits complètes et termine toujours dans notre lit mais on ne se réveille pas avant 8/9 h le matin. Et si le suivant il s’endort tard et se réveille super tôt ???? S’il ne dort pas ou très peu en journée ? Je ne vais pas survivre moi !

-On a pas eu un bébé hyper simple mais ça nous correspondait assez bien, et si le prochain il est encore plus demandeur ? S’il a plus de problèmes de santé ?

-Et si mon Litchi vit mal de devenir grande soeur ? Si ils ne s’entendaient pas ?

Ce sont des questions que beaucoup de parents se posent , je sais bien mais ça pèse encore trop lourd dans la balance. J’ai lu un article de Happynaiss il y a pas longtemps qui m’a beaucoup parlé et qui est assez représentatif de mes peurs concernant l’agrandissement de notre famille. Elle parle du couple , de la difficulté à être parent et du fait d’accepter de prendre le risque de mettre son couple en pause le temps de survivre aux premières années de ses enfants. Mettre le couple en pause c’est vraiment ça pour moi. Faire le choix d’avoir un enfant, c’est faire le choix de ne plus se mettre soi même et son couple au centre de tout, le temps de quelques mois, quelques années je dirais même. Avoir un enfant c’est bouleversant à tout niveaux. C’est beaucoup de joies mais aussi beaucoup de difficultés, de fatigue, de peine. Personnellement appuyer sur pause alors qu’on vient de remettre play, c’est risqué. On a besoin de recharger les batteries avant de repartir au front !  J’étais ultra décidé sur mon 5 ans d’écart jusqu’à il y a peu, je sais à présent que ça peut basculer à tout moment mais pas tout de suite 😀 , j’attends que l’envie prenne le dessus sur les craintes et je sais qu’un jour, ça arrivera. Puis si ça n’arrive pas c’est que la situation nous convient parfaitement ainsi, notre fille est juste extra ordinaire de toute façon alors elle vaut bien tous les enfants du monde !!

Voilà, j’ai hésité à écrire cet article vue que j’ai l’impression de changer d’avis toutes les semaines mais je pense qu’au fond, cette réflexion reste la même. Si on se décide à avoir un deuxième, c’est qu’on est prêt et c’est pas grave si ça colle pas parfaitement à notre projet.

Wish list jeux de plein air

Bonjour, aujourd’hui je vous présente une petite sélection wish list de jeux et structures de plein air .

Je suis en pleine recherche pour aménager le jardin pour mon Litchi de 2 ans passé donc je vous en fait profiter sachant que je ne suis absolument pas encore décidée, je cherche aussi et surtout en occasion et je n’ai ni la place ni l’argent pour tout prendre bien évidemment 😀

Cage à écureuil

Autrement appelée cage à poule, monkey bar , dôme ou pyramide d’espace. C’est un jeu d’escalade, simple dans le design et qui permet de développer une motricité globale, librement.

Alors c’est simple, il n’y en a pas 40, on les trouve principalement chez Oxybul (en ce moment -20% avec le code JFID2018 ) et Amazon entre 125 et 150€. J’adhère moins au modèle avec toboggan intégré, j’ai la sensation que les triangles sont moins pratique à escalader. Par contre ce qui me pose une colle c’est une nouveauté découverte chez Oxybul, l’aire de jeu Everest pliable.  J’ai du mal à visualiser si ça vaux le coup, si c’est assez solide, si c’est assez évolutif et comme c’est tout nouveau et que ça se commande qu’en ligne, je ne peux pas m’avancer mais en théorie je trouvais ça pas mal.

 

Toboggan

J’en ai pris un petit Smoby l’an dernier et je savais que la saison suivante j’en chercherai un plus grand. Dans l’idéal j’aimerais qu’il soit couplé à un portique de jeux mais je vous met quand même des petites refs que j’ai trouvé sympa en cherchant.

Baby vivo toboggan Elephant (j’aime beaucoup sa couleur douce) , dans le même genre et un peu moins cher il y a la version girafe qui est rigolote aussi.

Structure de jeux

Alors je suis tombée par hasard sur cette structure, je me la note pour la garder en tête mais comme c’est en bois je ne suis pas sure à 100% que ce soit ok pour l’extérieur. En tout cas je la trouve géniale et elle pourrait me servir en atelier. C’est le centre d’activité Kindwood. Il est entre 280 et 300€ + livraison mais je pense qu’il est vraiment pas mal niveau évolutivité. Je vous ai mis mon lien sponso mais je ne tombe pas sur le même vendeur en cherchant sur le site et il s’avère moins cher donc je vous met aussi un autre lien mais celui là n’est pas sponso, si jamais vous flashez dessus, pensez à moi et cliquez en 1er sur un lien sponso avant de valider votre panier 😉 .

A la base je cherche donc, plutôt en occasion, un portique avec une balançoire et un toboggan. Un truc simple et pas trop grand car on a un petit jardin.

J’ai repéré ce type de modèle chez Toys’r’us , LDD wonder Seqoya .

Table et chaises

Je vous avoue que je n’ai pas trop le souci du « trop » de soleil dans le Nord du coup je ne cherche pas quelque chose avec un parasol intégré 😀 . J’ai repéré un modèle en bois chez Auchan avec bac à sable intégré en ce moment en promo à 54€ . Ici pas besoin car j’ai déjà un bac à sable donc ce serait plutôt le modèle encore plus basique, Trigano en promo à 35€ mais je trouvais l’idée sympa.

Et sinon avec un budget plus tranquille, j’adre le fauteuil Tica baby de Rocking compagnie mais c’est pas le même budget puisque la chaise est à 119€. Mais c’est top design 😀 . Je vais encre continuer mes recherches en fait !

 

Jeux d’eau et bulles

Nous avons déjà la piscine pliable de Decat donc je pense qu’elle va encore faire cet été sauf si je craque sur autre chose d’ici là !

J’ai repéré depuis l’an dernier un jeu sympa, pas donné mais ça peut vous donner des idées cadeaux, le circuit à eau Aquaplay transportable entre 40 et 50€ chez Amazon ou  chez Oxybul

Puis ma fille ayant découvert les bubulles , on va s’équiper pour de vrai. J’ai repéré un kit simple mais surement efficace, la box à bulles chez Oxybul à 12.99€

Jardinage

J’ai pour le moment seulement cherché un kit de jardinage mais je creuserai pour l’aspect observation des insectes etc mais là je n’ai pas encore commencé donc je ne voudrais pas vous montrer de bêtises. Pour le moment donc j’ai repéré grâce à vous chers lecteurs, ce joli kit mon petit potager de chez Vilac à 23€, j’aime beaucoup les couleurs.

J’ai déjà pris une petite brouette en plastique l’an dernier mais j’avais bien envie d’avoir un petit chariot dans lequel elle puisse également monter dedans. En voilà une de chez Goki à 35€ 

 

Truc à pédales

Alors je ne sais pas encore ce que je vais prendre, je cherche en occasion soit un tracteur à pédales, soit un tricycle avec canne mais pédalier central (le smoby Zooky quoi c’est tout) soit peut être un kart à pédales ? Le fait est que ma fille ne veut pas entendre parler de sa draisienne et fonce sur le tricycle cassé que j’ai récupéré dans mon quartier à côté d’une poubelle donc je vais me résoudre à lui prendre un truc en meilleur état ….

Quitte à rêver j’ai repéré le tractopelle falk à 70€ qui semble assez complet, à pédales , j’aime bien mais je me rend pas compte de la taille. Il faut faire attention car en magasin j’ai vue un modèle 1er prix qui était en fait rikiki ! Je pense que vue le prix et l’âge conseillé, celui là doit être adapté quand même.

 

Et voilà ma petite wish list, évidemment, je n’ai pas le compte en banque pour tout offrir à ma fille . Vue qu’elle est née en Novembre, à son anniversaire et à Noël on ne pense jamais à investir dans du jeu d’extérieur ce qui ne nous facilite pas la tâche avec l’arrivée des beaux jours ….

Et vous, quels sont vos projets d’achats pour aménager le jardin cette année ? 

 

 

L’éducation et nous : ma fille, sois toi, sois libre !

Me revoilà avec la deuxième partie de mon article sur l’éducation et nous.

Dans la première partie je vous ai surtout parlé de moi, de l’éducation que j’ai reçu et qui fait celle que je suis à présent. J’ai également parlé de ce que nous aimerions transmettre. Aujourd’hui j’entre un peu plus dans le détail de notre présent et de notre avenir.

Et oui, c’est bien moi la danseuse aux pieds nus et aux longs cheveux 😀

Depuis sa naissance jusqu’à aujourd’hui

Pour mettre des mots sur des concepts, des styles de vie, des modes de fonctionnement, je dirais que nous pratiquons la slow education, nous sommes des parents maternant , nous appliquons les principes de la motricité libre, la pensée Montessori (bien plus que la pédagogie) est présente dans notre quotidien, nous sommes des parents bienveillants imparfaits. Nous sommes surtout ouverts d’esprit, curieux de nature , adepte de la remise en question et nous nous adaptons.

– Un bébé « peau de colle » comme j’aime le dire : on la porte, on cododote, on l’emmène partout avec nous.

– Un bébé RGO interne : on oubli les principes et on suit notre instinct, elle souffre moins verticalisé ? Soit.

-Un bébé pressé qui a la bougeotte :  on aménage l’espace, on respire un bon coup et on se détend.

-Un bébé qui veut manger seul : on s’adapte, ni une diversification classique, ni de la DME , du moit moit qui convient à tout le monde.

-Une petite fille qui ne compte pas arrêter l’allaitement : 9 mois, 12 mois , 18 mois , bon ba elle arrêtera quand elle arrêtera hein ! Puis après 2 ans , un sevrage induit tout en douceur parce que dans l’histoire il y a aussi maman et maman elle n’était plus en bonne santé.

-Une petite fille qui aime être au milieu d’autres enfants : on déculpabilise et on rallonge le contrat à la crèche.

-Une petite fille qui verbalise peu mais s’exprime bien : on la suit dans son envie de signer bien plus qu’on ne l’avait prévu. Puis quand la parole arrive et OMG , ça carbure.

-Une petite fille qui a peur, qui est sensible : on entend, on rassure, on explique et puis on s’en fou du politiquement correct.

-Une petite fille en tutu qui joue avec sa caisse à outil : grand bien te fasse ma fille !

Voilà quelques situations et quelques réponses que nous avons eu depuis sa naissance. Le maître mot : on s’ADAPTE . A la maison on est à l’écoute des besoins de notre enfant mais on oubli pas les nôtres pour autant. On coupe la poire en deux, on trouve des compromis pour que tout le monde vive en harmonie.

On nous dit que notre fille sait bien ce qu’elle veut. Oep et ça c’est depuis sa naissance d’ailleurs ! Un chouia têtue, elle sait très bien exprimer quand ça va et quand ça ne va pas ! Par contre en société, elle est toute sage, toute calme. Bon une fois à l’aise, le naturel revient au galop et on se souvient d’elle. On me dit aussi beaucoup que notre fille a une chance incroyable, qu’on est de super parents. Qu’on lui permet de faire énormément de choses, dans un environnement riche (mais pas surchargée), qu’elle est équilibrée, heureuse.  Alors même si au quotidien c’est loin d’être évidement, à priori pour le moment on s’en sort plutôt pas mal 🙂

L’école

En début d’article j’ai mis des mots , j’ai parlé Slow education, maternage, Montessori, motricité libre et bienveillance. En ce moment je creuse le sujet des pédagogies alternatives. Je suis en formation sur la pédagogie Montessori, vie sensorielle . Je m’intéresse à la « pédagogie » Reggio , j’essaie de creuser la Slow education , j’essaie de me souvenir de mes années en école d’inspiration Freinet. Mais quelque chose me dérange, j’ai envie de creuser mais quand je me mets dans le truc ça me gonfle. Je n’avance pas dans ma formation, dans mes lectures. Je voulais avoir des bonnes bases pour pouvoir en parler et ajouter mon grain de sel mais je constate qu’un truc me freine et aujourd’hui je pense avoir trouvé. Tout à l’heure, en faisant une pause après avoir lu péniblement 15p sur un pdf parlant Reggio , j’ai lu un article qu’une amie a partagé ce matin et là BINGO.  L’article titre  » Du homeschooling au unschooling : tout un chemin  » mais ne vous arrêtez pas au titre. Rédigé par Catherine Dumonteil Kremer il me parle car ça explique que les parents pratiquant le Unschooling (apprentissage auto géré)avec leurs enfants, se sont affranchi de toutes pédagogies . On est d’abord tentés de vouloir se poser en tant qu’enseignant, se former aux différentes pédagogies, approches etc. Mais la clef est ailleurs. Avec le unschooling l’idée c’est que l’enfant apprends par lui même, l’adulte ne fait que l’accompagner. On suit notre instinct, on écoute son enfant, on s’adapte, on se nourrit de son environnement . L’article explique qu’en voulant absolument mettre en place des choses, s’informer, se former, on cherche surtout à réparer nos blessures scolaires et/ou à prendre confiance. Et c’est bien là qu’à eu lieu mon déclic : me faire confiance ! De suite j’ai repensé à ce que m’a dit ma mère quand je lui parlais d’un projet d’ateliers de danse et d’expression corporelle parent/enfant , je voulais de la documentation, des livres etc. Ce à quoi elle m’a répondu « mais Estelle, tu es totalement capable d’animer des ateliers d’expression corporelle, arrête de vouloir chercher plus loin et fais toi confiance ». Bon verdict, j’ai quand même encore du mal à me lancer mais ça résonne en moi 😀 . De nature je déteste appliquer quelque chose à la lettre, je fais du moi en m’inspirant des autres. Et bien, dans la même logique, je vais arrêter de trop vouloir rentrer dans des cases et faire comme je l’entends, comme j’en ai envie avec ma fille et surtout, comme elle en a envie elle  (sans oublier papa évidemment).

Il est hors de question de ne pas scolariser notre fille . Nous sommes en Mars 2018, elle a « 28 mois », l’école j’ai pas envie d’en entendre parler, je ne suis pas prête psychologiquement mais ce n’est pas parce que je ne suis pas prête que je vais décider à la place de ma fille qu’elle, elle n’est pas faite pour l’école. Car l’école pour nous ce n’est pas que les apprentissages scolaires, l’école c’est aussi et surtout l’école de la vie. En maternelle, le gros du travail c’est d’apprendre à vivre ensemble : jouer, patienter, s’entraider, travailler, se confronter etc … Notre petite fille étant super a l’aise et heureuse à la crèche entourée d’autres enfants, je n’imagine pas une seconde la garder avec moi à la rentrée et ne lui permettre de voir d’autres enfants que sur des temps courts, pour des activités, des sorties etc … Comme je suis une passionnée et que j’ai eu la chance d’avoir un parcours scolaire atypique, je vais encore une fois faire un ni/ni , ni trop, ni trop peu. A la rentrée, le projet est donc de ne la scolariser que le matin et de lui permettre l’après-midi d’apprendre comme elle en a envie et comme j’imagine les apprentissages. J’ai fait un facebook live sur les jeux éducatif il y a peu sur mon groupe Espace de jeux et j’y ai expliqué que notre rôle de parent c’est pas d’apprendre à notre enfant ce qu’il est censé apprendre à l’école. Si l’enfant n’est pas spécialement en retard, il n’y a aucun intérêt à risquer de tomber dans de la sur stimulation en continuant à travailler à la maison ce qu’il est censé voir à l’école. Nous ne sommes pas des enseignants, nous sommes des parents. A la maison on peut accompagner son enfant pour qu’il apprenne autrement soit pour combler un manque soit pour répondre à une demande de l’enfant mais l’idée c’est justement de lui apporter autre chose, quelque chose qu’il ne trouvera pas à l’école. L’idée du unschooling me plaît pour ces temps là, je compte donc piocher dans ce que je sais déjà, ce qui attise ma curiosité et ce qui pourra m’intéresser plus tard et puis surtout avoir confiance : en moi, en mon conjoint et en ma fille. 

Ma fille, je m’engage à continuer à te laisser être toi même, a t’accompagner dans les chemins que tu choisiras. Bon, on t’apportera quand même notre expérience et on plantera des graines mais ce sera à toi de les faire germer, pas à nous. Nous on sera toujours là pour toi et je sais que je peux parler au nom de ton père sur ce point 🙂 

Pour finir, j’aimerai vous partager un poème de Louis Malaguzzi , un des piliers de la « pédagogie » Reggio pour qui l’enfant a cent langages. Je l’ai trouvé sur le blog apprendre-reviser-memoriser.fr : A la découverte de la pédagogie Reggio : une approche globale de l’enfant pour cultiver la créativité et la pensée divergente. 

L’enfant est fait de cent.
L’enfant a cent langages
cent mains et cent pensées
cent façons de penser
de jouer, de parler,
cent toujours cent
cent façons d’écouter
d’étonner et d’aimer
cent joies pour
chanter et comprendre
cent mondes à découvrir
cent mondes à inventer
cent mondes à rêver.

L’enfant a cent langages
(et puis cent cent cent cent)
mais on lui en vole 99.

Ecole et culture
séparent tête et corps.
On lui dit de :
penser sans les mains
faire sans la tête
écouter sans parler
comprendre sans joie
aimer et s’étonner
à Pâques et Noël uniquement.
On lui dit de :
découvrir le monde
qui existe déjà
et sur cent
on lui en vole 99.
On lui dit que :
le jeu et le travail
la réalité et la fantaisie
la science et l’imagination
le ciel et la terre
la raison et le rêve
sont des choses qui
ne vont pas ensemble.

En somme, lui dit-on,
le cent n’existe pas.
L’enfant dit cependant :
le cent est bel et bien.

Source : REGGIO EMILIA 40 ans de pédagogie alternative

 

Les VEO ou douces violences éducatives c’est quoi ?

Aujourd’hui on va parler VEO (violences éducatives ordinaires) ou douces violences. Mieux les comprendre pour mieux les appréhender.

https://www.helloasso.com/associations/stop-veo-enfance-sans-violences

Les violences éducatives ordinaires (VEO) sont un sujet récurrent quand on parle éducation, notamment ces derniers temps avec toute la communication faite autour des bienfaits d’une éducation bienveillante, positive et d’une communication non violente.  Les VEO questionnent toujours autant ; que ce soit pour les condamner strictement ou que ce soit pour s’interroger sur ce qu’on met concrètement sous cette appellation.

Avant de laisser la place à une invitée spéciale, je vous invite à aller jeter un œil à la nouvelle campagne 2018 en ligne de la fondation Pour l’enfance

https://www.fondation-enfance.org/

Je laisse la parole à ma modératrice Lily, psychologue et maman adepte de l’éducation bienveillante et de la communication non violente (CNV) vous en dire plus sur le sujet.

Definition

Un article vous est donc proposé pour tenter de définir les VEO, de mieux les comprendre et les appréhender pour ainsi espérer les éviter. Car qu’on se le dise très honnêtement, on a tous pu y être confrontés ou en tout cas on n’est pas à l’abri de ne jamais être concerné, même si nous avons la ferme intention d’être dans une éducation bienveillante et une communication non violente.

Ces VEO, peuvent d’ailleurs également être nommées de « douces violences », du fait que le parent les pense anodines, mais qui mettent pour autant l’enfant dans une insécurité affective. En aucun cas, le parent ne souhaite nuire à l’enfant, et pourtant celui-ci reçoit tout cela de plein fouet, ce qui le déconnecte du parent aimant et l’isole affectivement. C’est la plupart du temps inconsciemment que le parent se retrouve à pratiquer ces douces violences.
Il faut donc justement savoir différencier ce que l’on souhaite au plus profond de nous et ce que l’on arrive concrètement à faire. Et ça n’est un scoop pour personne : la vie n’est pas un long fleuve tranquille ! Et en ce sens, on peut parfois être surpris de nos propres réactions.
Pour cet article, je suis donc dans la dynamique de viser tout le monde, même si je peux dire que je ne cautionne pas les VEO, je peux cependant complètement entendre que ça puisse arriver à tout le monde, et la plupart du temps, le parent concerné est dans une période difficile et très culpabilisé. Restons donc avant tout dans une attitude tolérante vis-à- vis de chaque parent pouvant y être un jour confronté, souvent rempli de questionnements, ayant besoin d’écoute et souhaitant plus que tout tendre vers une attitude opposée aux VEO.
Selon moi, soutenir chacun de ces parents c’est aussi une façon de lutter contre les VEO, surtout si l’on reste humble en prenant conscience qu’un jour pas comme un autre, ça pourrait être nous !

Bien qu’écrire cet article me tienne à cœur, je tiens à préciser que je suis bien loin de me considérer experte des VEO, et pour cela j’ai donc préféré faire référence à plusieurs auteurs pour évoquer celles-ci de la façon la plus juste.

Commençons alors par définir les VEO, puisque bien savoir de quoi on parle, me semble être la clé dans notre recherche de réactions alternatives.

Olivier Maurel, fondateur de l’OVEO (Observatoire de la Violence Educative Ordinaire), nous donne la définition suivante :

Les Violences Educatives Ordinaires (VEO), selon l’OVEO, rassemble les diverses formes de violence utilisées quotidiennement pour éduquer les enfants, dans les familles et les institutions (écoles, crèches, assistantes
maternelles…). Plus concrètement, les VEO comprennent, bien entendu, la violence physique, les châtiments corporels : gifles, fessée … mais elles comprennent aussi toutes ces autres formes de violences, bien plus discrètes, dont les dégâts
sont pourtant tout aussi importants sur l’enfant :
– L’amour « conditionnel »
– Les menaces
–  Les humiliations, etc …

http://education-bienveillante.fr/

Pour illustrer plus précisément cette définition, je vous propose des exemples concrets exposés sur le blog de Je suis papa : il introduit cette notion des VEO en expliquant également que le risque de basculer dans un comportement de violence éducative ordinaire est important, que chaque jour les occasions ne manquent pas et il présente pour preuve 7 situations du quotidien.
J’ai cependant fait le choix de ne vous en lister que 3 (les 3 en lien avec la définition ci-dessus), au risque de vous perdre en cours de route :

1 | la menace

Depuis ce matin, votre môme n’arrête pas de chouiner. Tout est prétexte à piquer une colère. Et bien sûr, vous n’arrivez ni à le calmer ni à obtenir une explication. Bref, la moutarde commence à vous monter au nez et vous pourriez lui dire : « Tais-toi ou tu vas prendre une gifle », « Y’a des baffes qui se perdent », « La ferme ou je t’en colle une ».

2 | l’amour sous condition

Si vous êtes globalement fier de votre Choupinet, vous vous demandez des fois s’il n’a pas le diable au corps. Comme la semaine dernière, lorsqu’il a eu la bonne idée de dessiner au feutre indélébile sur le visage de son
frère. Ce jour-là, c’était la goutte d’eau de trop et vous auriez pu lui dire : « Si tu veux que tes parents soient gentils avec toi, il va falloir être plus sage » ou encore « je ne t’aime pas quand tu fais ça ».

3 | l’humiliation

A table, votre enfant n’en fait qu’à sa tête. Excité comme un gardon, il multiplie les pitreries et les bêtises. Oui mais voilà, son attitude vous exaspère et vous pourriez lui dire : « Ohlala, regardez-moi ce vilain garçon incapable de tenir sa fourchette correctement », « Je vais te remettre un bavoir en plastique, comme ta sœur de
8 mois ».

Leurs origines

https://www.pommedapi.com/parents/education-bienveillante/education-bienveillante-petit-guide-a-lusage-parents

Une fois les VEO définies, il convient de saisir leur origine et pour cela, l’auteure Alice Miller me semble complètement appropriée. Dans son livre « le drame de l’enfant doué » , ce docteur en philosophie, sociologie et psychologie, spécialiste de l’enfance – démontre que la violence (individuelle et collective) provient des traumatismes infligés à l’enfant. Et elle explique ainsi l’escalade de la violence en 12 points dont voici quelques exemples pour mieux comprendre le phénomène de cercle vicieux (un enfant ayant subi des VEO sera plus à risque de devenir un parent pouvant infliger ce genre de choses à son enfant)

« 3/ Quand l’enfant est utilisé pour satisfaire les besoins de l’adulte, quand l’enfant est battu, puni, manipulé,négligé, quand on lui ment, sans qu’aucun témoin n’intervienne, son intégrité physique et/ou morale subit une blessure inguérissable. On ne parle pas ici que de maltraitance condamnée par la justice mais aussi des violences éducatives ordinaires (fessées, claques, tapes sur les mains, punition, humiliations, hurlements, brusqueries, moqueries…).

4/ La réaction normale à cette blessure de l’intégrité serait la colère et la douleur. Mais l’expérience de la colère est interdite à l’enfant (« ne pleure pas », « tu fais ta crise, va dans ta chambre », « arrête tes caprices », « tu joues la comédie », « va te calmer dans ta chambre »…). L’enfant ne peut pas faire l’expérience de la douleur et
exprimer sa frustration sous forme de colère. Il est alors obligé de réprimer ses sentiments, de refouler le souvenir du traumatisme, et d’idéaliser les parents malgré leurs comportements violents.

6/ Devenu parent, on prend souvent de manière inconsciente pour victimes ses propres enfants, qui revêtent alors une fonction de bouc émissaires. Cette violence ordinaire (fessée, claque, tape sur la main, brusquerie…) est légitimée sous le terme éducation. Le drame, c’est le père ou la mère qui maltraite son enfant pour ne pas ressentir ce que lui ont fait ses propres parents. Les racines de la future violence sont alors en place.

11/ Pour autant, dès que nous serons sensibilisés aux traumatismes de l’enfance et à leurs effets, un terme sera mis à la perpétuation de la violence de génération en génération.

12/ Les enfants dont l’intégrité n’a pas été atteinte, qui ont trouvé auprès de leurs parents la protection, le respect et la sincérité dont ils avaient besoin, seront des adolescents et des adultes intelligents, sensibles, compréhensifs et ouverts.

Sa façon de voir les choses me semble fort intéressante puisqu’en explicitant cette spirale infernale de cercle vicieux, elle met également en avant la possibilité d’y remédier en prenant plutôt le chemin inverse et d’engendrer ainsi un cercle vertueux.

http://www.grandirautrement.com/fr/client/document/flyer-ga-fessee-a5_32.pdf

Comment réagir

Maintenant que vous êtes donc plus à même de reconnaître l’une de ces « douces violences », il n’en reste pas moins le plus difficile à accomplir : trouver comment réagir et comment y remédier.
Cette recherche de nouvelles attitudes plus appropriées passe par une bonne connaissance du développement de l’enfant afin de repérer les moments plus sensibles et de ce fait de mieux les comprendre. Ayez justement en tête que lorsqu’on comprend mieux quelque chose, on gagne aussi en patience. Il s’agira également d’écouter et accueillir les émotions de son enfant et de mettre des mots sur les situations difficiles. La verbalisation est bénéfique pour tous et permet aussi de se sentir considéré (puisqu’entendu et compris).
Mais les parents devront aussi penser à s’écouter, c-à- d accepter leurs imperfections ; ce qui est complètement normal. Et c’est en acceptant cela que vous pourrez appréhender la situation plus sereinement (en lâchant cette pression du « parent parfait ») et avoir la tête à réfléchir à d’autres alternatives.
Et cela peut commencer par quelques questionnements du genre : « En quoi cet acte est une douce violence? En quoi cela insécurise mon enfant ? Pourquoi je pratique cette douce violence sans m’en rendre compte? Par quoi puis-je la remplacer?  La fois où la situation s’est apaisée facilement, quelle était ma façon d’agir/de réagir ?… »

Je terminerai sur ce vaste sujet des VEO en vous conseillant la vidéo de Catherine
Dumonteil-Kremer, éducatrice Montessori et formatrice en parentalité positive, qui a
notamment créé la journée de la non violence éducative : Mettre fin à la violence éducative.

Lily, psychologue


Me revoilà ! Je remercie Lily pour cet article qui correspond tout à fait à ma vision des choses. C’est bien de connaître ce que sont les VEO , c’est bien de vouloir les éviter, y remédier mais restons bienveillant envers nous même et évitons de culpabiliser. Ça va nous arriver à tous de craquer, d’être fatigués, d’être dépassés, d’avoir nous même une « tempête émotionnelle ». Pour moi c’est sain de montrer aussi à son enfant que l’adulte n’est pas un être parfait. Tant que l’on reste dans la discussion, qu’on revient sur l’erreur qu’on a commise, qu’on s’excuse, qu’on s’explique auprès de son enfant et évidemment que cela ne soit pas trop régulier, ne vous en voulez pas trop.

Vous avez besoin de soutien, d’accompagnement ? Vous cherchez à échanger autour des l’éducation de vos enfants ? Vous êtes des parents bienveillants imparfaits ? Et bien je vous invite à nous rejoindre sur mon groupe Facebook : Les parents bienveillants imparfaits. 

Si vous voulez continuer à vous documenter, je vous invite à lire un autre article qu’a écrit Lily ici : Qu’est ce que je fais quand mon enfant se met en colère Puis il y a ma chaine Youtube avec toute une partie sur l‘éducation bienveillante, n’hésitez pas à vous abonner et continuer à me suivre sur Facebook pour ne rien louper 😉

Bibliothèque sur l’éducation bienveillante :

Liste non exhaustive !

Alors, vous comprenez mieux ? Comment vous sentez-vous ? 

L’éducation et moi (et nous en fait)

Bonjour, aujourd’hui j’ai envie de vous parler éducation , pas l’éducation avec un grand E , juste la mienne, celle que j’ai reçu et celle que j’aimerai donner.

C’est un article personnel, retour d’expérience et non a vocation de conseil. Je ne dis pas que c’est LA bonne façon de faire et je n’attends pas non plus qu’on me dise comment faire 😉 . En fait j’avais envie de donner un autre son de cloche, être reconnaissante de ce que j’ai reçu car en éducation bienveillante j’ai la sensation que bien souvent sa propre histoire familiale est un poids. Le fait est que soit on reproduit ses schémas familiaux, soit on s’y oppose. Pour ma part, je reproduis avec beaucoup de fierté et de reconnaissance. C’est donc le thème du jour.

Mon éducation

Souvenir de notre ferme pédagogique

Je suis plutôt fiers de l’éducation que j’ai reçu, la manière dont j’ai été élevé. Élever, c’est joli comme mot, ça fait penser à un oisillon qui grandit et s’envole dans le ciel 😀  Mais parlons plutôt éducation car élever ça fait aussi penser à élevage et bien que je respecte les animaux, c’est un enfant que j’ai, pas un troupeau de vaches !

Mes deux parents sont professeur d’éducation physique. Je suis dans une famille de proff en fait. Du côté de ma mère ce sont des danseurs contemporain ou des handballeurs , mes oncles et tantes ainsi que ma mère sont tous allées en jardin d’éveil Montessori , dans leur cité HLM du Sud de la France (histoire de vous dire qu’on peut avoir une réflexion sur l’enfance et l’éducation sans être milliardaire 😉 ). Du côté de mon père c’est natation, bateau, escalade et randonnée. Mon père est un compétiteur dans l’âme, fonceur, entrepreneur et passionné. Avec lui, il faut le dire, c’est un peu marche ou crève 😀 . Ma mère est plus calme, c’est la créative, la cérébrale, la force tranquille mais qui sait où elle va et comment y aller. Une chose qui les rassemble, la liberté, la confiance et l’estime de soi, l’esprit d’aventure et puis l’amour. Ça donne des personnes qui sont toujours dans des projets plus ou moins fou, qui n’ont pas peur de se lancer et qui rassemblent les gens autour d’eux comme dans un élan de motivation collectif.

J’ai grandi là dedans, la petite, petite dernière (et princesse) issue d’un remariage avec 3 grands demi frère et sœurs. J’ai d’ailleurs eu très longtemps la sensation d’être fille unique alors que non, j’ai une famille nombreuse. Une ferme pédagogique, des maisons en construction, les sorties sportives en pleine nature (mer ou montagne). J’ai eu la chance immense de faire ma primaire dans un hameau, en classe unique d’une petite école publique pédagogie Freinet . Des souvenirs merveilleux, une enfance privilégiée, baigné d’amour et de liberté. Des hauts, des bas (bas,bas,bas) mais la vie n’est jamais un long fleuve tranquille. J’ai commencé à faire de la GRS à 10/11 ans , en compétition dès ma 2em année et ce pendant 10 ans ensuite. Un emploi du temps chargé dès le collège, j’étais en classe à horaire aménagé sport en plus de mes entraînements de GRS. Autant vous dire qu’ado je n’avais pas franchement l’occasion de faire des bêtises, je ne m’ennuyais jamais ! Au lycée j’étais en littéraire option Danse, un BAC artistique avec une bonne équipe pédagogique. A côté de ça, je donnais des cours de baby-gym et de GRS loisir. J’ai tellement de souvenirs extra-ordinaires, bon ou mauvais mais c’est ça qui fait avancer !

Souvenir d’un projet artistique au lycée

C’est tout cela, ma famille, mon entourage et l’environnement dans lequel j’ai pu grandir qui font celle que je suis aujourd’hui, en tant que femme et en tant que mère.

L’éducation que l’on aimerait donner

J’ai fermé mon entreprise (dépôt de bilan)en cours de grossesse donc il était clair et net que je resterai à la maison pour m’occuper de ma fille et ce jusqu’à son entrée à l’école (en théorie). En bossant dans l’univers de la petite enfance, je m’imaginais pas franchement aller la faire garder pour que je puisse de mon côté m’occuper de ceux des autres (que ce soit s’en occuper directement ou en donnant des conseils etc ). J’ai eu énormément de temps pour préparer l’arrivée de ce premier enfant puisque je ne travaillais plus et que c’est quelque peu mon domaine d’expertise la puériculture, la petite enfance et le jeu/jouet. L’homme m’a laissé faire et a ouvert en grand les oreilles. Nous avons beaucoup discuté et échangé autour de l’éducation, déjà car on était tous les deux des grands petits derniers avec des neveux et nièces puis parce qu’on discute beaucoup de manière générale ! J’ai déjà dit en facebook Live qu’on avait pas mal regardé super Nany à la tv ainsi que Baby boom et ça a été un bon support de communication « alors ça je suis d’accord / ça je ne suis pas du tout d’accord » etc … J’ai aussi beaucoup discuté avec mon groupe de copinautes sur facebook et ça n’a fait que confirmer les choix vers lesquels je tendais niveau projet de naissance, maternage et éducation bienveillante.

Ce qu’on aimerait c’est transmettre à notre fille nos valeurs, les miennes, celles de son père et nos valeurs communes. Il y a aussi ce qu’on aimerait qu’elle soit mais dont on ne sait pas vraiment si on a une réelle influence car ce sont des traits de caractère.

On aimerait donc :

– qu’elle ai confiance en elle, qu’elle n’ai pas peur d’entreprendre.

– qu’elle se respecte et qu’elle respecte les autres.

-qu’elle fasse les choses pour elle même et non pour correspondre à ce qu’on attend d’elle.

– qu’elle soit bien dans son corps, bien dans sa tête, qu’elle soit heureuse.

-qu’elle ai conscience de la valeur des choses, qu’elle soit reconnaissante.

– qu’elle soit à l’écoute, ouverte d’esprit, curieuse.

Puis notre Litchi a ENFIN pointé le bout de son nez et nous a mis des grandes tartes dans la figure mais ça je vous en ai déjà parlé ici : Cette mère parfaite que je ne suis pas. Pour moi l’éducation c’est reproduire ou s’opposer à celle que l’on a reçu, s’enrichir (si on en a envie) de nouvelles connaissances puis surtout, s’adapter à sa vie, son enfant, son environnement.

Shooting grossesse réalisé par une amie une semaine avant d’accoucher

Et puis je m’arrête là. Vous allez vous dire « hey oh, et en pratique ça donne quoi alors ??? » et bien ce sera pour un deuxième article , patience 😀 

Puis pour finir, dites moi tout, vous êtes dans la reproduction ou l’opposition de votre schéma familial vous ? 

 

Le bébé Spa Barbote et dorlote à Montpellier

Bonjour, aujourd’hui on se retrouve pour parler d’un chouette endroit que j’ai eu l’occasion de découvrir à Montpellier, le Bébé Spa Barbote et dorlote.

Pour les 2 ans de mon Litchi, nous sommes allés chez Belle-maman retrouver nos familles à Montpellier. L’homme vient de là-bas et moi plus du Var donc, du Sud.

Terrasse de Barbote et Dorlote

J’ai cherché des activités à faire sur place et je suis tombée sur le Bébé Spa Barbote et Dorlote dont je n’avais jamais entendu parlé quand j’étais encore sur Montpellier. J’aime beaucoup ce genre de concept. Ce n’est pas qu’un Spa, c’est aussi un lieu d’accueil parent enfant, comme un poussette café. Tout un univers dédié aux futurs et jeunes parents (enfants jusqu’à 5 ans).

Il y a 3 espaces : le café landau, la salle d’activité et le bébé spa. Lire la suite

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