Motricité libre, Préparer l'arrivée de bébé

Motricité libre et temps du repas

Qu’en est-il de la motricité libre lors du repas ?

Un vaste sujet que celui du repas de bébé !

On pourrait uniquement parler de la diversification, écrire 3 livres tellement il y a à dire et quand bien même, que personne ne soit d’accord au bout du bout. On pourrait aussi parler allaitement au sens donner du lait que ce soit au sein ou au biberon. Tout cela est sujet à polémique et j’ai pas très envie de m’attirer les foudres de la blogo ^^. Concentrons nous aujourd’hui sur l’organisation du repas de bébé quand on souhaite respecter les principes de la motricité libre.

J’ai déjà rédigé un article dans la catégorie “préparer l’arrivée de bébé” concernant le repas selon notre mode de fonctionnement et avec notre équipement avant de passer aux morceaux donc l’article n’est plus tout à fait à jour mais vous pouvez le retrouver ici.

La question revient très régulièrement concernant le fait d‘appliquer les principes de la motricité libre lors du temps du repas. Premièrement, mettons les choses au clair : la motricité libre ne s’applique pas particulièrement sur le temps du repas.

L’intérêt de la motricité libre est de permettre à l’enfant de se développer sur le plan moteur de manière naturelle et autonome lors de ses phases d’éveil, sur des temps de jeux, au sol. Cependant, quand on est sensibilisé à la motricité libre, on ne s’arrête pas que là et on englobe cette pratique dans toute une façon de fonctionner au quotidien avec son enfant. Le fait de favoriser l’autonomie et le développement naturel de l’enfant en étant à l’écoute de ses besoins peut pousser les parents à se tourner vers la pensée et la pédagogie Montessori par exemple, pratiquer le cododo, la DME, le portage, l’allaitement long, l’éducation bienveillante et j’en passe des vertes et des pas mures. On est également pas obligé d’adhérer au package complet et de passer pour des marginaux de A à Z.

Rentrons dans le vif du sujet. Souvent la question sous entend une réflexion sur le matériel à utiliser.

Première chose à retenir, très importante : Le fait de pratiquer la motricité libre ( mais aussi la pensée Montessori et tout le tralala) ne veut pas pour autant dire mettre la sécurité de côté. Offrir un environnement sécurisé, avec des limites et un cadre clair est primordial pour que l’enfant puisse s’épanouir sainement.

Il y a plusieurs cas de figures concernant l’aménagement de l’espace repas selon comment vous souhaitez fonctionner. Si vous voulez préparer ça en amont, bon courage car notez bien que le repas, c’est quelque chose de très difficile à prévoir à l’avance et c’est pour ma part, la catégorie de produit où j’ai eu le plus de loupés ! Chaque enfant est différent et le plus important, notez le bien, c’est de s’adapter à son enfant et au mode de vie de la famille. Ecoutez vous, écoutez et observez votre bébé et vous aurez la ligne de conduite à suivre 😉

Concernant la motricité libre. Beaucoup font la confusion entre se tenir assis et se mettre assis. Un bébé peut tenir assis avant de savoir s’y mettre seul. La plupart des parents ne se posent pas cette question à vrai dire mais quand on pratique la motricité libre, c’est un sujet qui prête à confusion. A partir du moment où bébé est capable de tenir assis le temps du repas et qu’il semble être bien installé dans cette position, il n’y a pas de contre indication à l’asseoir dans une chaise avec un dossier droit. Quelque soit le mode de diversification choisi, le temps du repas est relativement court les premiers mois. On peut donc asseoir ET ATTACHER son enfant dans une chaise haute, mettons 15 min le temps qu’il mange, sans l’entraver dans sa motricité.

Quelques exemples d’organisations :

Dans le cadre d’une diversification dite “classique” c’est à dire, vous commencez par des purées et compotes entre 4 et 6 mois.

Tant qu’il ne tient pas assis :

– Vous pouvez installer votre bébé dans un transat au sol le temps du repas et de la digestion.

-Vous pouvez l’installer dans un transat haut ou une chaise haute qui s’incline et lui permettre ainsi d’être à vos côtés à table. Ps : mettre le transat bas en hauteur (sur la table par exemple), n’est pas sécuritaire.

-Vous pouvez l’installer dans vos bras, comme s’il prenait un biberon (car au sein il serait un peu plus tourné vers vous, en toute logique 😉 )

Une fois qu’il tient assis confortablement :

-Vous pouvez l’installer en position assis, bien droit dans sa chaise haute qui s’incline (et bien attaché)

-Vous pouvez l’installer dans une chaise haute avec dossier droit (et bien attaché) de type chaise haute en bois combelle, évolutive Stokke etc ..

-Vous pouvez l’installer dans un siège au sol de type Bumbo ou Snug

-Vous pouvez l’installer sur une petite chaise et une table basse, au sol.

Dans le cadre de la DME (diversification mené par l’enfant) l’enfant commence à être diversifié directement avec des morceaux. Concernant le matériel, c’est la même chose que ce que je viens de dire pour les enfants pouvant tenir assis toute la durée du repas (et j’ai bien dis tenir et non se mettre assis, on ne le répète jamais assez 😀 ). Pour la DME, il est très important de se renseigner sur cette pratique avant de s’y mettre car tout comme la motricité libre ou l’éducation bienveillante, pratiquer la DME ne veut pas dire “pas de règles, pas de limites, pas de sécurité”. La DME c’est très intéressant mais ça mérite de s’y intéresser pour ne pas mettre en danger son enfant. En ce qui concerne le fait de laisser manger son enfant assis sur ses genoux, dans le cadre de la DME, j’émets un petit bémol, oui si on le laisse prendre les aliments de lui même, que ce qui est à sa disposition soit sans danger et qu’on ai un miroir ou quelqu’un en face pour surveiller ce qu’il se passe.

Dans la culture française on a pour habitude de prendre le repas à table, en famille et de le vivre comme un moment convivial. Mister B et moi avons cette culture à coeur donc c’est comme ça que nous fonctionnons à la maison. Nous n’étions pas à l’aise avec la DME bien que je trouvais ça intéressant donc nous avons commencé par une diversification classique et nous nous sommes adaptés à notre bébé qui demandait à être autonome sans pour autant être intéressé par les morceaux jusqu’à 8 mois. Puis vers 8 mois nous sommes progressivement passé sur une alimentation comme nous en suivant les principes de la DME mais sans en être puisque nous étions en diversification classique. Je précise que mon Litchi est un bébé allaité qui a toujours gardé un bon reflexe d’ejection et qu’elle a toujours voulu être autonome concernant le repas. Avec les purées on utilisait surtout les gourdes par exemple. Mais bref, je ne vais pas m’étaler, notre expérience nous est propre et comme je l’ai dit plus haut, l’important est de s’adapter, écouter et observer son enfant 😉

Concevoir le repas au sol, à hauteur d’enfant est une autre culture et peut aussi se rattacher à la pensée Montessori. Je trouve également ça intéressant. En crèche ils fonctionnent comme ça car c’est ce qu’il y a de plus pratique et sécuritaire quand on doit gérer un groupe d’enfant en bas âge. Le repas au sol ne veut pas dire par terre mais autour d’une table basse, les enfants sur une petite chaise/siège/pouf et les adultes sur un pouf ou à genoux par exemple. Etre au sol permet une grande autonomie de l’enfant qui peut se lever et se déplacer facilement. De temps on temps on teste mais ça ne convient pas trop à notre Litchi qui ne tient plus en place puisqu’elle n’a pas l’habitude !

Donner à manger à son enfant sur soi, dans les bras ou sur ses genoux. Ok c’est sympa car c’est aussi un moment calin mais personnellement je trouve que ça ne permet pas de manger ensemble puisque l’attention se focalise sur bébé. ça nous arrive régulièrement quand le Litchi n’est pas de bonne humeur ou qu’on est pas à la maison par exemple mais au quotidien je suis pas très fan car l’un de nous ne peut pas manger en même temps et ça nous gâche quelque peu le repas.

J’ai déjà un peu parlé de la DME plus haut, je vous invite à vous informer pour en savoir plus. Nous on a bien aimé le site http://www.diversificationalimentaire.com/ , j’ai également échangés avec d’autres parents et professionnel la pratiquant et pu lire des articles par ci par là mais je n’ai plus les sources en tête. On m’a parlé du livre Petites mains grande assiette aux éditions Lasemaine. Il y a également des groupes facebook dédiés.

Pour la diversification classique mais aussi pour la DME car intégrer les aliments aux âges recommandés me semble approprié dans les deux cas même si je vous l’accorde, les spécialistes ne sont pas forcément d’accord sur le sujet. Bref je vous conseille le tableau de diversification du site cubes et petits pois. Ce site est une mine d’informations !

Pour finir j’ai toujours eu en tête de faire du repas un moment agréable, fait de découvertes, d’échanges et de plaisir. Pour cela mon Litchi est régulièrement présente à mes côtés ou de son papa lors de la préparation du repas. Que ce soit dans son transat haut, sa chaise haute, en portage et désormais, du haut de sa tour d’observation. Elle sent, touche, goûte les aliments sous toutes ses formes : cuit, cru, entier, en morceau, en purée, en soupe.  Dès les débuts de la diversification j’ai pris sur moi pour la laisser découvrir librement avec ses mains ce qu’elle avait devant elle, pas tout le temps mais régulièrement. Idem pour boire, elle n’a jamais aimé boire au biberon ou dans une tasse à bec et a toujours voulu boire dans un verre. C’est loin d’être pratique mais j’ai profité de l’été pour la laisser faire ses propres expériences dehors en mangeant sur la terrasse et rapidement elle a été capable de se débrouiller presque seule avec un petit verre. Voilà comment on concilie chez nous la motricité libre mais surtout tout ce qui va autour dans notre fonctionnement autour du moment du repas.

 

 

 

2 réflexions au sujet de “Motricité libre et temps du repas”

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