Navigation

La maison des maternelles, 1er pas et motricité libre : j’y étais !

Hier matin, le 4 Octobre, mon Litchi et moi étions invitées en direct dans la Maison des maternelles pour aborder le sujet des premiers pas et de la motricité libre. Pour en parler, il y avait Michèle Forestier et Alain Benoit en plateau ainsi que Claire, la deuxième maman témoin.

lamaisondesmaternelles

Mon Litchi m’ayant volée la vedette, je suis sortie un peu frustrée de ne pas avoir pu dire tout ce qui était prévu à la base. Du coup, je me suis dit qu’un petit article allait me permettre de rattraper tout ça et de vous parler de cette belle expérience. Retrouvez l’extrait en replay ici.

Je ne vais pas revenir sur les étapes de développement du Litchi car ce n’est pas hyper passionnant pour vous. Le fait est que nous avons fait des erreurs même si je suis sensibilisée à la motricité libre mais grâce au livre de Michèle Forestier (que j’adore), on a pu corriger au fur et à mesure. Nous avons un bébé très tonique, éveillé, curieuse, quelque peu bulldozer sur les bords mais ça, vous avez pu le constater.

– Ce dont je peux parler c’est comment pratiquer une motricité libre quand on a un bébé RGO. Mon Litchi a été bien gênée par un RGO interne de ses 2 mois à ses 6 mois passé. Elle a été et est encore beaucoup porté mais en écharpe ce n’était plus possible, elle hurlait et se raidissait. Nous avons commencé à utiliser le Boba 4G et ça nous a sauvé. Elle ne supportait pas avoir le haut du corps comprimé et les genoux plus haut que les fesses avec un dos bien arrondi. Quand ça n’allait pas du tout elle appréciait le portage en écharpe mais en position boudha, face au monde. Bref, en dehors du portage, il fallait respecter des étapes avant de pouvoir la poser au sol pour jouer. Après une tétée il fallait la laisser une 20aine de minute bien incliné dans le transat. Puis, je l’allongeais à plat dos contre le coussin de maternité, sur son tapis pour avoir une position plus incliné, semi allongé (une 20aine de minutes également). Puis, à partir de là elle pouvait jouer un peu à plat dos sur son tapis mais quand bien même, elle régurgitait à chaque fois. Du coup, je lui ai proposé une position qui je sais, a toujours eu du succès avec les bébés ayant du mal avec la position plat ventre : semi allongé sur le coussin de maternité mais à plat ventre. Le haut du corps repose sur le coussin, les bras et les jambes touchent le sol. Elle avait les bras libre pour manipuler ses jouets et elle était suffisamment incliné pour ne pas être gênée par les remontés. Ce fut sa position de jeux préféré pendant plusieurs mois. J’en ai parlé avec Michèle Forestier et elle a validé l’idée.

ludi coussin maternité

– L’importance du plat ventre : Je partage l’avis de Michèle Forestier quand elle dit qu’il est important de proposer la position du plat ventre dès les premières semaines de vie en période d’éveil car elle offre de nombreux avantages. Le plat ventre permet au bébé de muscler son dos et sa nuque, elle prépare bien à la position assise et apprend au bébé à se protéger car il repousse le sol avec ses mains pour se redresser sur les bras. Le plat ventre favorise également la digestion donc est bénéfiques aux bébés souffrant de RGO et de coliques.

– L’importance de laisser les enfants appréhender les situations à risque : Sujet dont on a peu parlé et dont je partage également l’avis de Michèle Forestier. Permettre aux enfants d’appréhender les dangers du quotidiens est important afin qu’ils puisse trouver comment s’en sortir de manière autonome. Par exemple, montrer comment on descend du canapé, de la table basse. On ne va pas montrer comment on y monter car l’enfant sait généralement le faire tout seul mais par contre, il peut avoir de mauvais réflexes concernant la descente donc il est important de lui montrer qu’il ne faut pas envoyer la tête et les bras en premier mais plutôt se tourner, se mettre à plat ventre et envoyer les pieds/jambes en premier afin de trouver le sol et se laisser glisser. Le Litchi franchissait les petits obstacles la tête la première et ça fonctionnait. Je trouvais ça inquiétant car en cas d’obstacle plus haut, ça devenait dangereux. C’est en lui permettant de monter sur un petit escabeau qu’elle a trouvé la solution. Depuis, elle a pris l’habitude d’envoyer les jambes en premiers pour descendre d’un obstacle quel que soit sa hauteur. Il est d’ailleurs très intéressant de placer des obstacles dans l’espace de jeux de son enfant. A la maison, l’aire d’éveil du Litchi est entouré de boudins gonflable et passer par dessus pour en sortir fait partie du jeux ! Par contre, tant qu’elle n’arrivait pas à passer par dessus, j’enlevais un boudin car elle n’aimait pas être « enfermé », elle avait donc un espace ouvert.

Alain Benoit a mentionné l’importance du « travail » dans les escaliers. C’est tout a fait vrai (en même temps il sait de quoi il parle 😉 ). Monter un escalier permet a l’enfant de travailler la coordination motrice. C’est un excellent moyen de s’entraîner au 4 pattes. Le Litchi n’a pas été intéressé par l’escalade avant de marcher à 4 pattes mais depuis … elle escalade absolument tout, que ce soit des marches ou des meubles et même des jouets ! Je pense par contre que ça lui a permis d’améliorer sa technique car elle a tendance à marcher comme un gorille : en appuie sur ses deux mains, un genoux et un pied. Maintenant qu’elle prend plaisir à escalader partout, elle marche « mieux » à 4 pattes.

– J’ai parlé aménagement de l’espace, c’est mon dada. J’ai déjà écrit sur le sujet ici et je ferais probablement d’autres posts maintenant qu’on a notre belle salle de jeux. Par contre on a pas parlé sécurité. Aménager l’espace pour créer un monde à sa hauteur c’est aussi et surtout veiller à sa sécurité. Autant, je ne suis pas fan des parcs mais l’idée « avec la motricité libre ils ont plus conscience du danger blabla » mouai … pas chez nous en tout cas. Donc on a mis des caches prises, quelques protèges coin de table sur des meubles, réorganisé la maison pour qu’il n’y ai rien (ou presque rien) de dangereux à moins d’un mètre du sol, mis des barrières en haut et en bas des escaliers et depuis peu des bloques portes sur quelques placard (en système D).  Si on ne peut pas sécuriser sa maison mais surtout, la pièce à vivre dans lequel bébé évolue la plupart de la journée, le parc ou les barrières deviennent indispensables. Élément très important également : les animaux. Nos animaux domestiques ne sont pas des jouets et avant 3 ans, les enfants ne sont pas capables de comprendre les signaux d’alarmes qu’ils envoient. Donc même avec le toutou le plus gentil du monde, quand l’enfant commence à se déplacer, ne tentez pas le diable et séparez le plus possible vos animaux de bébé. Chacun doit avoir son espace dans lequel il peut être tranquille quand il en a besoin. Ici, suite a plusieurs petits accidents, nous avons mis une barrière entre le hall d’entrée et la pièce à vivre pour séparer notre petit chien du Litchi quand elle joue en bas.

– On a parlé chaussures et l’essentiel a été dit mais par contre on a pas parlé vêtements. Pour bouger librement, bébé a besoin de ne pas être entravé par ses vêtements. On privilégie les vêtements souples, élastiques, confortables, bien ajusté et on évite les vêtements types jean, jupes, robes, collants synthétiques et j’en passe. Alors, notre fille a des robes hein on est pas extrémistes mais on lui met pour les petites occasions, quand on va voir du monde par exemple. Les jeans, c’est simple, elle a eu son premier en taille 18 mois et vous avez pu l’admirer dans l’émission ! Il est bien élastique donc ça ne la gêne pas (c’est un tregging en fait)  et puis il est trop beau ^^ ( Obaibi pour les amateurs). En fait, le dressing du Litchi se compose essentiellement de legging, sarouel, jogging et bloomer pour les bas puis des tuniques, blouse et tee shirt pour les hauts. J’aimais bien l’idée des combinaisons sans pieds mais j’ai eu en 1 et 3 mois et ça ne lui allait pas bien donc je n’ai pas renouvelé mais cet été elle a eu des barboteuses et ça c’était parfait. Les blouses par contre, depuis qu’elle marche à 4 pattes c’est pas génial car elle se prend quand même les genoux dedans donc j’attends qu’elle marche bien pour en reprendre.

– Et pour finir car je ne vais pas écrire un roman quand même. Une chose très importante dont je n’ai pas pu parler et ça me rend bien triste : encourager et féliciter son bébé ! Je trouve ça vraiment essentiel. Pas besoin de le manipuler pour le « stimuler », l’encourager un peu et le féliciter beaucoup c’est le plus important (puis le consoler quand ça ne fonctionne pas comme il le souhaite). Le tout en l’admirant avec amour et gagatitude comme on sait si bien le faire. J’ai toujours l’impression de passer pour une débile à la salle de motricité car je suis la seule à applaudir ma fille au moindre petit exploit mais c’est ça qui lui donne envie de recommencer et elle est tellement fier d’elle ! Maintenant elle s’applaudie toute seule c’est trop mignon. De toute façon vous avez pu constater qu’applaudir, ça lui plait …

Voilà, ce fut une chouette expérience et surtout de belles rencontres ! Michèle Forestier, Alain Benoit et puis l’équipe des maternelles aussi ! J’ai également bien apprécié bénéficier d’un maquillage professionnel car je me suis trouvée jolie à l’écran et croyez moi, ça fait du bien au moral, n’es-ce pas les jeunes maman ?!

la maison des maternelles

6 réflexions au sujet de « La maison des maternelles, 1er pas et motricité libre : j’y étais ! »

  1. SoL

    Bonjour.
    Merci pour cet article qui présente bien les principes de la motricité libre.
    Je pratique la motricité libre avec ma fille de 11 mois et mon expérience ainsi que les nombreux retours d’autres parents sur un groupe anglophone qui s’intéresse entre autre à la motricité libre m’ont appris que nous pouvions faire confiance à nos petits bouts pour appréhender les situations à risque. Et effectivement, sans que nous ne lui montrions quoique ce soit, notre fille a appris toute seule à descendre du canapé, du lit de papa et maman ainsi que des marches en arrière. Nous l’avons juste parée pour éviter l’accident (mais pas la chute) lors de ces premiers essais (qui était effectivement tête la première). Mais elle a trouvé très rapidement toute seule la technique la plus sûre pour elle. C’est d’ailleurs très amusant aujourd’hui de la voir aborder une descente dans un lieu inconnu pour elle et sur un objet qu’elle n’a pas grimpé. Elle teste systématiquement la hauteur avec sa main en s’allongeant au bord du « vide » puis choisi ensuite l’option qui lui semble la plus sûre. Elle nous (parents et grand-parents) étonne tous les jours par sa capacité à grimper partout mais en même temps par sa prudence. Elle a une conscience marquée de là où elle se trouve. Le week-end dernier elle nous a encore épaté en montant les escaliers de l’aire de jeux et en descendant le toboggan toute seule de façon complètement sécuritaire, c’est à dire allongé sur le ventre, les pieds les premiers. Et nous l’avons pas placée dans cette position !
    Faisons confiance à nos petits bouts, ils acquièrent le sens de la sécurité !

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *