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Un petit deuxième ?

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de mon état d’esprit du moment, ma réflexion sur la famille : un petit deuxième ?

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( et là on retrouve tous les curieux qui ont cliqué direct pour SAVOIR, surtout mes proches :p, haha )

Je suis la petite dernière issue d’un remariage, j’ai plus de 10 ans d’écart avec mes demi frères et sœurs et cette sensation d’avoir grandi en tant que fille unique pendant mon enfance, tout en ayant bien conscience à présent d’être au centre d’une « famille nombreuse ». Le schéma familial du côté de l’homme est quasi équivalent et nous avons très bien vécu notre enfance l’un comme l’autre. L’idée de reproduire le même schéma (bon sans le divorce au milieu hein, ce serait plus sympa) est tout à fait naturel pour nous.

La famille idéale.

J’ai toujours voulu être maman jeune puis maman moins jeune (pour ne pas dire vielle 😀 ). Le premier objectif est presque atteins, je voulais avoir mon 1er bébé avant 25 ans mais fausse couche oblige, j’ai eu ma fille quelques mois APRES avoir eu mes 25 ans.

A la base je voulais 2 enfants avec 10 ans d’écart. Au fur et à mesure c’est devenu, « bon allez 2 voir 3 enfants avec 5 ans d’écart chacun ».  On est plutôt d’accord sur 2 enfants et l’homme a toujours validé les 5 ans d’écart. Pourquoi 5 ans ? Car je n’ai pas du tout, du tout envie d’avoir des enfants d’âge rapproché. Pour moi, avoir moins de 3 as d’écart entre deux enfants c’est juste l’angoisse. Cette sensation d’avoir 2 bébés en même temps mais le premier ayant eu plus de temps pour lui, de ne jamais sortir des couches, des nuits pourri, du terrible two etc etc … J’ai vraiment, vraiment stressé même en ayant un stérilet, de tomber enceinte les 2 premières années de mon Litchi. Depuis la rentrée 2017, je me suis détendue et si c’était arrivé à partir de là, ça n’aurait pas été autant la catastrophe dans ma tête que quelques mois plus tôt.

En fait, j’aime tellement l’univers de la petite enfance que j’ai envie de m’y consacrer à fond. J’ai envie de pouvoir accorder mon temps et mon attention à ce petit être en devenir et pour cela, ça me semble indispensable que l’aîné soit suffisamment autonome pour me permettre de me consacrer plus amplement au ptit dernier.

La réalité

Il y a surtout l’envie, l’envie d’avoir à nouveau un bébé. Mon Litchi a été un bébé très « peau de colle » comme j’aime le dire. Elle a été allaité 2 ans, a dormi 1 an qu’en portage puis quasi 1 ans de plus sur moi dans le canapé. Je savoure la sieste dans son lit depuis ses presque 2 ans et ça, ça change la vie. Elle grandie, est de plus en plus autonome, la part de bébé en elle disparaît petit à petit et c’est fort agréable. En constatant cela on en a rediscuté avec l’homme mais on s’est dit que c’était quand même vachement cool ce moment de calme, d’équilibre que l’on a trouvé et qui nous convient bien. Pour le moment l’envie d’un nouveau bébé n’est pas là, on sort à peine de cette phase et on a envie d’en profiter un peu. On s’est même dit que si l’envie ne revenait jamais, c’était très bien aussi. On avait prévu 2 enfants mais on ne va pas faire un autre bébé juste pour coller à notre idée de la famille idéale.

Sauf que, il y a quand même ce pincement à chaque nouvelle étape. Il y a tous ces cartons de vêtements qui s’entassent au grenier, tous ces produits soigneusement pliés et rangés en attendant le prochain. Je n’ai toujours pas mis en carton ses couches alors que ça ne sert clairement plus depuis des semaines. Je suis présentement dans le dilemme du « bon, es ce que je stocke ou es ce que je vends ? ». Il y a aussi mon travail, ma passion qui si je n’ai plus de bébé sous la main, me fait perdre un peu mes compétences quand même. OK, c’est pas la super méga bonne raison mais ça y joue, je l’avoue 😀  Et après toutes ces discussions et réflexions il y a eu ce truc, ce petit truc qui a semé le doute la semaine dernière. D’un coup ça m’a pris comme une envie de … vous connaissez l’expression, j’ai eu un flash en plein atelier de motricité : ohhhhh je veux un nouveau bébé.  Les heures ont passé, je me suis vue y réfléchir et puis trouver des arguments pour faire taire cette petite voix :

– On a un bon équilibre là, on est bien

-On est habitué au rythme qu’a eu notre Litchi, notamment pour la nuit : coucher assez tôt (20h30/21h), plusieurs réveils MAIS, réveil définitif tard. C’est juste vital pour moi, elle ne fait toujours que rarement des nuits complètes et termine toujours dans notre lit mais on ne se réveille pas avant 8/9 h le matin. Et si le suivant il s’endort tard et se réveille super tôt ???? S’il ne dort pas ou très peu en journée ? Je ne vais pas survivre moi !

-On a pas eu un bébé hyper simple mais ça nous correspondait assez bien, et si le prochain il est encore plus demandeur ? S’il a plus de problèmes de santé ?

-Et si mon Litchi vit mal de devenir grande soeur ? Si ils ne s’entendaient pas ?

Ce sont des questions que beaucoup de parents se posent , je sais bien mais ça pèse encore trop lourd dans la balance. J’ai lu un article de Happynaiss il y a pas longtemps qui m’a beaucoup parlé et qui est assez représentatif de mes peurs concernant l’agrandissement de notre famille. Elle parle du couple , de la difficulté à être parent et du fait d’accepter de prendre le risque de mettre son couple en pause le temps de survivre aux premières années de ses enfants. Mettre le couple en pause c’est vraiment ça pour moi. Faire le choix d’avoir un enfant, c’est faire le choix de ne plus se mettre soi même et son couple au centre de tout, le temps de quelques mois, quelques années je dirais même. Avoir un enfant c’est bouleversant à tout niveaux. C’est beaucoup de joies mais aussi beaucoup de difficultés, de fatigue, de peine. Personnellement appuyer sur pause alors qu’on vient de remettre play, c’est risqué. On a besoin de recharger les batteries avant de repartir au front !  J’étais ultra décidé sur mon 5 ans d’écart jusqu’à il y a peu, je sais à présent que ça peut basculer à tout moment mais pas tout de suite 😀 , j’attends que l’envie prenne le dessus sur les craintes et je sais qu’un jour, ça arrivera. Puis si ça n’arrive pas c’est que la situation nous convient parfaitement ainsi, notre fille est juste extra ordinaire de toute façon alors elle vaut bien tous les enfants du monde !!

Voilà, j’ai hésité à écrire cet article vue que j’ai l’impression de changer d’avis toutes les semaines mais je pense qu’au fond, cette réflexion reste la même. Si on se décide à avoir un deuxième, c’est qu’on est prêt et c’est pas grave si ça colle pas parfaitement à notre projet.

3 réflexions au sujet de « Un petit deuxième ? »

  1. Iris

    J’aurai pu écrire exactement le même article (j’ai un garçon de 2 ans 1/2), à ceci près que mon homme ne veut absoluuuuument pas prendre aucun des risques évoqués : 1 c’est bien, 2 c’est dangereux !!

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  2. Marie

    Rohh punaise c est exactement ca! Mon fils aura 3 ans en aout! L envie se fait sentir de mon coté, papa non… il a besoin de remettre le couple en play et non plus en pause!
    Des questionnements que nous n avions pas pour le 1er!

    Répondre

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